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Offensive à Falloujah : un commandant de l'EI tué par une frappe aérienne, des centaines de civils fuient

Combattants pro-gouvernementaux qui lancent une rocket à al-Sejar, dans la province d’Anbar, en Irak, le 27 mai 2016.
Combattants pro-gouvernementaux qui lancent une rocket à al-Sejar, dans la province d’Anbar, en Irak, le 27 mai 2016. Ahmad al-Rubaye, AFP

La coalition menée par les États-Unis gagne du terrain à Falloujah, en Irak, où elle affirme avoir tué Maher al-Bilawi, le chef local des combattants du groupe jihadiste. Vendredi, des centaines de civils ont réussi à fuir la ville.

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En Irak, les forces gouvernementales aidées par l’aviation américaine intensifient l’offensive lancée depuis lundi sur Falloujah, la première ville passée aux mains de l’organisation État islamique (EI) en janvier 2014, à 50 km seulement à l'ouest de Bagdad. Chaque jour, elles gagnent du terrain : elles ont désormais atteint trois ponts menant à la ville.

Les frappes semblent efficaces : le porte-parole de la coalition affirme que le chef des combattants de l’EI à Falloujah, Maher Al-Bilawi, a été tué par une frappe aérienne. "Nous avons tué plus de 70 combattants ennemis, y compris Maher al-Bilawi, qui était le commandant des forces de l'EI à Falloujah", a déclaré, vendredi 27 mai, le colonel américain Steve Warren.

>> Sur France 24 : Falloujah, une bataille de symboles entre le pouvoir irakien et l'organisation État islamique

"Ceci ne va bien entendu pas pousser complètement l'ennemi à abandonner le combat mais c'est un coup. Ça crée de la confusion et pousse son numéro deux à gravir un échelon. Cela force les autres dirigeants à revoir leurs positions", a-t-il ajouté. Il a également indiqué que la coalition avait procédé à plus de 20 bombardements par les airs et à l'artillerie dans cette zone ces quatre derniers jours.

Les civils pris au piège

Les unités irakiennes rencontrent néanmoins "une résistance dans les banlieues", a déclaré le commandant irakien Abdelwahab al-Saadi. Pour ralentir leur progression, le groupe jihadiste a recours "aux voitures piégées, aux attaques-suicides et aux tireurs embusqués". Entre 500 et 1 000 combattants de l'EI tenaient toujours Falloujah vendredi.

Par ailleurs, la reprise de la ville est ralentie par la présence de 50 000 civils qui vivent toujours à Falloujah dans des conditions "dramatiques", selon l’ONU, la nourriture étant "rare" et les "médicaments épuisés". Les habitants sont pris au piège entre les bombardements de la coalition d’un côté et par les jihadistes qui leur interdisent de fuir, de l’autre.

Vendredi, plusieurs centaines de personnes sont néanmoins parvenues à quitter la ville avec l'aide des forces gouvernementales, selon des responsables locaux. L'ONU avait indiqué jeudi que 800 personnes avaient déjà réussi à fuir depuis le début de l'offensive.

Des familles irakiennes dans le village al-Sejar après avoir fui, vendredi 27 mai, Fallujah.
Des familles irakiennes dans le village al-Sejar après avoir fui, vendredi 27 mai, Fallujah. Ahmad al-Rubaye, AFP

Attaque coordonnée à Raqqa

En Syrie, la coalition a également intensifié ses frappes contre l'EI dans la province de Raqqa, en appui à un assaut terrestre majeur de forces arabo-kurdes (FDS), lancé mardi. Selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), 150 raids auraient été menés en trois jours dans la province de Raqqa. Mais le colonel Warren a qualifié ce chiffre d'"inexact". D'après le site de la coalition, 83 raids ont été menés en Syrie et en Irak depuis le lancement des offensives à Falloujah et dans la province de Raqqa.

En Syrie aussi, le sort des civils inquiète l’ONU. Le Conseil de sécurité discutait vendredi du désastre humanitaire dans le pays, où plus de 280 000 personnes ont été tuées et des millions jetées sur les routes depuis 2011. Selon le chef des opérations humanitaires de l'ONU, Stephen O'Brien, près de 600 000 civils syriens sont désormais assiégés par les forces du régime ou par divers groupes armés.

Environ 300 000 personnes vivent dans la seule ville de Raqqa, où l'EI utilise les civils comme "boucliers humains" selon les FDS. "L'EI ne délivre pas de permis pour quitter la ville, même pas aux gens malades ou qui ont besoin d'être soignés ailleurs", a déclaré le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. Des familles ont toutefois pu s'échapper et rejoindre la province d'Idleb (nord-ouest). Mais l'organisation jihadiste a installé de nouveaux barrages militaires dans la ville, selon ce groupe.

Avec AFP 

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