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SNCF, RATP, trafic aérien : début des grèves, le point sur les perturbations

Des passagers sur un quai de la Gare de Lyon à Paris, le 31 mai 2016.
Des passagers sur un quai de la Gare de Lyon à Paris, le 31 mai 2016. Matthieu Alexandre, AFP

La circulation des trains SNCF était perturbée mercredi matin, premier jour de la grève reconductible prévue par trois syndicats dont la CGT, avec 60 % des TGV, 40% des Transiliens et le tiers des Intercités en circulation.

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La circulation des trains SNCF est perturbée ce mercredi 1er juin, premier jour complet d'une grève qui a débuté mardi soir à l'appel de la CGT, de SUD-Rail et du syndicat réformiste Unsa, sur fond de contestation contre la Loi travail, avec 60 % des TGV, 40 % des Transiliens et le tiers des Intercités en circulation.

Se fondant sur la "circulation réelle" des trains et les "premières prises de service" de mercredi matin, un porte-parole de la SNCF a confirmé les estimations de trafic communiquées mardi.

Grèves : le point sur les pertubations dans les transports

En Île-de-France, globalement 40 % des trains doivent être assurés. Si le RER A sera épargné (trafic normal), environ un tiers des RER B, D et E rouleront, 40% des RER C. La ligne R du Transilien sera la plus affectée avec 10 % seulement des trains. Sur les autres lignes, entre un tiers et la moitié circuleront.

En province, la moitié des liaisons TER seront assurées, y compris par des cars de substitution.

Côté TGV, la grève touchera davantage les lignes Ouigo et Sud-Est, où 40 % des trains doivent circuler, et les axes Nord et Atlantique (50 %).

Les liaisons Intercités seront elles plus sévèrement touchées, avec un tiers des trains en moyenne en journée et zéro la nuit.

A l'international, la SNCF prévoit un trafic normal sur Eurostar et Alleo (Allemagne), 75 % des Lyria (Suisse) et Thalys et seulement 40 % des Ellipsos (Espagne) et un tiers des trains SVI (Italie).

Satisfaite des avancées obtenues lors des négociations avec la direction de la SNCF et le gouvernement, la CFDT a, de son côté, levé lundi son préavis.

"Il n'y aura pas de 32 heures à la SNCF"

"Je continue à négocier. J'espère qu'il y aura demain peut-être un autre syndicat qui se ralliera aux propositions [de la SNCF et du gouvernement, NDLR]", a déclaré mardi le secrétaire d'État aux Transports, Alain Vidalies, sur France Inter. Prié de préciser sa pensée, il a dit espérer rallier "ceux qui sont le moins loin de nous, évidemment, l'Unsa".

"La CGT rentre dans le débat en étant pour les 32 heures [de travail par semaine, NDLR]. Je suis désolé de le dire publiquement, mais il n'y aura pas de 32 heures à la SNCF", a ajouté le secrétaire d'État.

>> Info pratique : les prévisions de trafic à la SNCF

Premier syndicat à la régie des transports parisiens, la CGT entend ainsi réclamer l'ouverture de négociations salariales et protester contre le projet de réforme du Code du travail voulu par le gouvernement. Mené par la CGT et Force ouvrière (FO), le front des opposants à ce texte a durci ces dernières semaines le mouvement en multipliant les appels à la grève dans les secteurs stratégiques, comme l'énergie, et les transports.

Menace de grève à Air France

Dans l'aérien, l'ensemble des syndicats de la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) appellent, quant à eux, à la grève du vendredi 3 au dimanche 5 juin pour des revendications purement internes (baisses d'effectifs et renégociation du cadre indemnitaire). Parallèlement, le SNPL, syndicat de pilotes majoritaire à Air France, a voté pour le principe d'une grève dure en juin, contre certaines mesures de productivité que la direction veut mettre en œuvre.

Sur le front de l'approvisionnement en carburants en revanche, la situation s'est améliorée au cours du week-end mais dans plusieurs régions, des entreprises de construction étaient en rupture de ravitaillement et tournaient pour certaines au ralenti.

Avec Reuters et AFP

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