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"En Libye, ce sont les Libyens qui doivent combattre Daech", selon l'ONU

L'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler, sur le plateau de France 24 le 31 mai 2016.
L'envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler, sur le plateau de France 24 le 31 mai 2016. capture d'écran France 24

Martin Kobler, envoyé spécial de l'ONU en Libye, a lancé mardi sur France 24 un appel à l'union des forces libyennes pour en finir avec l’EI. Selon le diplomate, "ce n’est pas le moment de demander une intervention étrangère".

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Invité de L’Entretien de France 24, l’envoyé spécial de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler, a estimé, mardi 31 mai, que les Libyens devaient surmonter leurs divisions pour lutter contre l’organisation de l’État islamique (EI) sur leur territoire.

"La priorité numéro un en Libye, c’est la lutte contre Daech", a affirmé le diplomate, de retour de Libye. "Les Libyens doivent lutter contre Daech eux-mêmes au lieu de se combattre entre eux."

Le pays, frappé par une crise économique et humanitaire, est divisé en deux camps : à l’Ouest, se tient le Gouvernement d'union nationale (GNA), formé dans le cadre de l'accord conclu en décembre sous l'égide des Nations unies et installé fin mars à Tripoli. Celui-ci a obtenu l'appui des "brigades" de Misrata. À l’Est, une administration a été mise sur pied en 2014 après que les miliciens de l'Aube libyenne se sont emparés de la capitale, d'où ils ont depuis été chassés. Cette administration concurrente, dirigée par le général Khalifa Haftar, ne reconnaît pas l’autorité du GNA.

Interrogé sur la question d’une éventuelle intervention internationale en Libye, Martin Kobler a assuré que cela n’était pas à l’ordre du jour. "Ce n’est pas le moment de demander une intervention étrangère. Mais une assistance, c’est autre chose", a-t-il répondu, précisant qu’un appui international pourrait être envisagé en cas de demande formulée par les autorités libyennes.

Dimanche 29 mai, l’envoyé spécial de l'ONU avait pourtant assuré à l’hebdomadaire Le Journal du Dimanche que des forces spéciales françaises, notamment, combattaient actuellement en Libye. "Il y a aussi des forces spéciales françaises ou américaines qui sont sur le terrain", avait-il lancé.

"Les forces libyennes ont besoin d’armes performantes"

Martin Kobler a par ailleurs évoqué l’embargo imposé par l’ONU depuis 2011 sur les armes à destination de la Libye, posant une condition à sa levée. "Il faut des unités régulières de l’armée libyenne, c’est-à-dire une réunification, pour que l’embargo soit levé", a-t-il expliqué, arguant que les forces combattantes avaient besoin "d’armes performantes".

Le GNA a récemment exhorté la communauté internationale à lever cet embargo afin d'équiper ses forces pour combattre l'EI.

>> À lire sur France 24 : En Libye, les Européens en quête d’un allié légitime pour lutter contre l’EI

L’envoyé spécial de l'ONU s’est par ailleurs dit ouvert aux discussions entre les deux parties. "Il faut être en contact, il faut dialoguer avec l’Est, a-t-il plaidé. Je voudrais bien discuter avec le général Haftar moi-même."

Khalifa Haftar, à la tête les forces de l'Est, a exclu le 20 mai une fusion avec les troupes de l'Ouest tant que les milices fidèles au GNA n'auront pas été démantelées. Les deux camps ont promis de reprendre Syrte, ville tombée l'an dernier aux mains des jihadistes, et ont dépêché des troupes à l'est et à l'ouest de la ville. Mardi, les forces du GNA ont montré leur avance : ils ont annoncé avoir pris le contrôle des villes côtières de Ben Jawad, à 160 km à l'est de Syrte, et de Nofilia, située elle à 127 km.

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