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Loi travail : La grève reconduite dans 16 centrales nucléaires françaises

Des salariés bloquent l'accès de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, le 26 mai 2016.
Des salariés bloquent l'accès de la centrale nucléaire de Nogent-sur-Seine, le 26 mai 2016. François Nascimbeni, AFP

La CGT a annoncé qu'elle avait fait voter mercredi une grève reconductible dans 16 des 19 centrales nucléaires françaises. Ces mouvements de grève devraient entraîner des baisses de la production.

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Les agents de 16 centrales nucléaires, sur les 19 que compte le parc français, ont voté mercredi 1er juin, dans le cadre du mouvement contre la loi El Khomri, des arrêts de travail pour jeudi, allant d'une heure a minima à la journée entière, a-t-on appris auprès de la fédération CGT Mines Énergie.

La FNME-CGT, qui avait déjà appelé à faire de jeudi "un nouveau temps fort de grève et d'initiatives coordonnées", a appelé à des "mouvements de grève reconductibles dans l'énergie" avec "reprise en main de l'outil de travail" que ce soit dans le secteur électrique ou gazier.

Un arrêt de travail de 24 heures a été voté dans six centrales nucléaires (Belleville, Cattenom, Chooz, Dampierre, Flamanville, Paluel), a précisé à l'AFP Laurent Langlard, porte-parole de la FNME-CGT. Ailleurs, des arrêts de travail de 4 heures, 8 heures ou 16 heures ont été votés, comme au Bugey (4 heures), à Cruas (8 heures) ou au Blayais (16 heures).

À Civaux (Vienne), le site sera bloqué à partir de 6 h et à Gravelines (Nord), un filtrage est prévu à l'entrée avec un arrêt de travail a minima d'une heure.

"Remise en service des clients démunis coupés pour impayés"

Dans un communiqué publié à la mi-journée, la CGT a également demandé aux salariés de l'énergie d'effectuer des "coupures ciblées d'électricité et de gaz pour les services de l'État et les locaux du Medef".

Elle préconise également de "réduire ou arrêter la production électrique", d'"arrêter l'injection ou le soutirage des stockages gaz", la "remise en service des clients démunis coupés pour impayés", ou encore la "coupure des parcs éoliens et radars routiers".

Ces mouvements de grève, qui toucheront centrales thermiques et hydrauliques, devraient entraîner des baisses de la production, mais l'ampleur de ces baisses n'était pas encore connue mercredi soir. Jeudi dernier, lors de la dernière journée nationale d'action contre la loi travail, la grève dans les centrales s'était traduite par une baisse de production de 6 000 MW, selon la CGT.

Avec AFP et Reuters

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