Accéder au contenu principal

Gao : quatre morts, dont un casque bleu et un Français, dans une attaque revendiquée par Aqmi

La Minusma est régulièrement visée par des attaques de groupes jihadistes au Mali.
La Minusma est régulièrement visée par des attaques de groupes jihadistes au Mali. Souleymane Ag Anara, AFP (Archive)

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué mercredi la double attaque perpétrée la veille contre l'ONU à Gao, dans le nord du Mali. L'attentat avait fait quatre morts dont un casque bleu chinois et un expert français travaillant pour l'ONU.

Publicité

Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a revendiqué, mercredi 1er juin, la double attaque perpétrée la veille contre la mission de l'ONU au Mali (Minusma) à Gao, dans le nord du Mali, qui s’est soldée par la mort de quatre personnes, dont un casque bleu chinois et un civil français.

Selon SITE, l’organisation américaine qui surveille les sites internet islamistes, Aqmi a affirmé ce mercredi que l'attentat a été exécuté par des membres de Al-Mourabitoune, groupe du chef jihadiste algérien Mokhtar Belmokhtar, qui s'est rendu célèbre pour des opérations sanglantes dans le Sahel. Le groupe terroriste promet de communiquer ultérieurement plus de détails.

Les attaques en question ont été menées à quelques heures d'intervalle, a annoncé mercredi la Minusma. Une première attaque, au mortier, a visé mardi vers 20 h 45 (locales et GMT) le camp de la Minusma, où a été tué le casque bleu chinois. Elle a été suivie d'une autre attaque contre les locaux d'un prestataire pour le Service des Nations unies de lutte contre les mines (UNMAS) dans un quartier distinct, a expliqué la Minusma, qui a fait trois morts, dont un Français.

Un Français expert en déminage

À Paris, le Quai d'Orsay a condamné la double attaque. "Des vérifications sont en cours" sur leurs circonstances, et la France "se tient aux côtés des autorités maliennes comme de la Minusma" dans le cadre de "la lutte contre le terrorisme et en faveur de la stabilisation du Mali", a ajouté le ministère.

Plusieurs sources ont indiqué à France 24 qu'un Français, expert en déminage, figurait parmi les trois civils tués lors de l'attaque contre les locaux de l'UNMAS. Les deux autres civils sont "deux agents maliens privés de sécurité" qui gardaient les locaux de l'UNMAS, selon la Minusma.

De son côté, le ministère chinois des Affaires étrangères a confirmé la mort d’un soldat chinois participant à la mission de stabilisation de l'ONU au Mali. "C'est un crime grave et scandaleux. (...) Nous appelons l'ONU et le Mali à ouvrir une enquête approfondie" sur ces évènements et à "traduire leurs auteurs en justice", a déclaré la porte-parole du ministère Hua Chunying.

Avec AFP et Reuters

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.