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Uber reçoit 3,5 milliards de dollars du fonds souverain saoudien

Uber a levé au total plus de 11 milliards de dollars d'investissements privés depuis sa création.
Uber a levé au total plus de 11 milliards de dollars d'investissements privés depuis sa création. Creative Commons

Le fonds souverain saoudien a investi 3,5 milliards de dollars dans la société américaine Uber. C'est le plus important apport d'argent venant d'un seul investisseur de l'histoire de la compagnie de VTC.

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Et 3,5 milliards de dollars en plus dans le vaste trésor d'Uber. La société américaine de VTC a reçu cette somme du fonds souverain saoudien, a-t-elle annoncé mercredi 1er juin. C'est le plus important apport d'argent venant d'un investisseur unique de l'histoire d'Uber. Depuis sa création en 2009, le poil à gratter des taxis a levé plus de 11 milliards de dollars auprès d'investisseurs privés.

"Nous avons constaté comment Uber a amélioré la mobilité dans le monde et nous voulons participer [à cette aventure]", a assuré Yasir al-Rumayyan, le directeur du Public Investment Fund (PIF) saoudien. Ce chèque lui permet d'entrer directement au conseil d'administration de la société américaine.

Uber, de son côté, a assuré que cet investissement lui permettrait de renforcer sa présence au Moyen-Orient. La start-up (elle n'est toujours pas cotée en Bourse) compte 395 000 chauffeurs actifs dans la région, soit cinq fois plus qu'il y a un an. Elle y est implantée dans quinze villes et neuf pays.

80 % des clients saoudiens sont des femmes

En Arabie saoudite, Uber est disponible dans cinq villes et plus de 80 % des clients sont des femmes, qui n'ont pas le droit de conduire. "Nous pensons, évidemment, que les femmes doivent avoir le droit de conduire, mais en attendant, nous sommes très fiers d'avoir facilité leur mobilité dans le pays", a expliqué Jill Hazelbaker, une porte-parole d'Uber, au quotidien américain New York Times. Elle a présenté la stratégie d'Uber dans le pays comme étant au diapason du plan saoudien Vision 2030, qui vise à doubler le nombre de femmes au travail.

Mais il ne faut pas non plus oublier le contexte géo-politique, rappelle Le Monde. Les parlementaires américains sont en train de se pencher sur une loi qui permettrait aux victimes des attentats du 11-Septembre de poursuivre des dirigeants saoudiens en justice. Riyad avait affirmé, début mai, qu'un tel texte pourrait pousser son pays a revenir sur ses investissements dans des entreprises américaines. Uber pourrait-il se transformer en pion dans cette bataille diplomatique ?

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