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FRANCE

L'Ukraine arrête un Français soupçonné de préparer des attentats durant l'Euro-2016

© Services secrets ukrainiens, AFP | Un Français arrêté à la frontière ukrainienne le 21 mai 2016 est soupçonné d'avoir planifié des attentats en France.

Vidéo par Stéphane SIOHAN

Texte par FRANCE 24

Dernière modification : 06/06/2016

Les autorités de Kiev ont révélé avoir arrêté un jeune Français qu'elles soupçonnent d'avoir planifié une quinzaine d'attaques en France avant et pendant l'Euro. "Une information à prendre avec précaution", selon notre correspondant à Kiev.

Un Français de 25 ans a été arrêté le 21 mai en Ukraine à la frontière avec la Pologne en possession de 125 kg de TNT et d'un arsenal de guerre, apprenait-on lundi 6 juin de source policière. Une enquête a été ouverte en France pour déterminer ses intentions. D’après les services secrets ukrainiens, l’individu préparait quinze attentats à la veille de l'Euro et pendant l'Euro en France.

Selon le directeur des services de sécurité ukrainiens, Vasily Gritsak, le Français arrêté par Kiev voulait se procurer des armes et des explosifs en Ukraine. En se faisant passer pour un bénévole, il avait pris contact avec des unités militaires dans l'est du pays, où les forces ukrainiennes affrontent des séparatistes prorusses.

Promettant d'apporter de l'aide et de l'équipement aux militaires, il "a commencé à s'intéresser aux moyens d'acheter en Ukraine des armes, des explosifs et d'autres équipements", selon les services ukrainiens. Une grande quantité de TNT, plusieurs lance-roquettes et des fusils d'assaut de type Kalachnikov ont notamment été retrouvés dans son véhicule lors de son interpellation par les gardes-frontières ukrainiens.

"Piégé par les services secrets"

Son arrestation découle d'un travail de près de six mois des services ukrainiens, la SBU. D'après Vasily Gritsak, le jeune homme a été "piégé par les services secrets". "Le citoyen français a reçu cinq fusils d'assaut Kalachnikov, plus de 5 000 munitions, deux lance-roquettes antichar, 125 kg de TNT et 100 détonateurs", a déclaré le chef des services de sécurités ukrainiens en ajoutant que l'homme a été arrêté le 21 mai alors qu'il tentait de franchir la frontière ukraino-polonaise dans le village de Iagodyn.

Selon Vasily Gritsak, cité par Reuters, le suspect avait l'intention de s'en prendre à des lieux de culte musulmans et juifs, et des centres d'impôts en France. "Le Français a critiqué la politique gouvernementale en matière d'immigration, s'en est pris à la propagation de l'islam et à la mondialisation, et a aussi évoqué le projet de perpétrer plusieurs attentats terroristes", a déclaré Gritsak lors d'un point de presse.

"Un scénario cousu de fils blancs"

"Ce scénario est tellement cousu de fils blancs qu'il faut le prendre avec précaution, affirme Stéphane Sihoan, correspondant de France 24 à Kiev. Le communiqué évoque déjà le mode opératoire, les armes interceptées ainsi que les cibles sur le territoire français. Un scénario tellement précis qu'il en devient étonnant."

"Une information à prendre avec précaution"

Et d'ajouter : "Nous, les journalistes internationaux qui travaillons en Ukraine depuis deux ans dans un contexte de conflit, nous savons qu'il faut prendre beaucoup de précaution pour traiter les informations qui viennent des services ukrainiens et des services russes. En effet, la SBU a tout intérêt à discréditer la partie russe au niveau international et, d'ailleurs, le communiqué qui a été publié aujourd'hui révèle que la Russie serait derrière ce complot. Donc, en létat actuel des choses, il faut faire très attention. Pour le moment, ce qu'il faut retenir, c'est qu'il y a bien un jeune homme de 25 ans, de nationalité française, qui est retenu sur le territoire ukrainien."

Le jeune Français, inconnu des services de police en France, est originaire de Lorraine. Il était employé comme inséminateur dans une coopérative agricole du Bas-Rhin.

Une enquête a été ouverte en France et confiée à l'Office central de lutte contre la criminalité organisée (OCLCO) et au service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Nancy. Les enquêteurs français "sont dans l'expectative", selon une source policière. "Une demande d'entraide judiciaire internationale a été envoyée, mais aucune pièce de justice n'a été envoyée pour l'heure par les Ukrainiens", a-t-elle ajouté.

Un tee-shirt siglé d'un groupe d'extrême droite

Une perquisition a été menée au domicile du jeune homme à Nant-le-Petit, un village de 80 habitants situé dans la Meuse. "Elle n'a rien révélé de particulier. Un tee-shirt siglé d'un groupe d'extrême droite a été saisi", signalait une source policière.

Interrogé par l'AFP lundi, le maire de Nant-le Petit, Dominique Pensalfini-Demorise, a dressé le portrait d'un "gamin très agréable avec ses voisins, intelligent et sympathique, qui était prêt à rendre service." Luc Voidey, le directeur technique de la coopérative Elitest à Brumath, l'entreprise dans laquelle l'homme interpellé en Ukraine travaille comme inséminateur, l'a pour sa part décrit comme "un salarié irréprochable".

"La possibilité d'un éventuel trafic d'armes entre des mouvances d'extrême-droite en France et en Ukraine est tout à fait possible, mais pour le savoir il faudra attendre que d'autres sources se mettent à parler", conclut Stéphane Sihoan.

Avec AFP et Reuters

Première publication : 06/06/2016

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