Dans la presse

"Euro 2016: la France ne doit pas se louper"

France 24
5 mn

Au menu de cette revue de presse française, lundi 6 juin, les inquiétudes avant le coup d’envoi de l’euro 2016, dont la réussite est un enjeu important pour François Hollande à un an de la présidentielle. Djokovik vainqueur de Roland-Garros, et la disparition de «The Greatest», Mohamed Ali.

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A la Une de la presse française, ce matin, les inquiétudes avant le coup d’envoi, vendredi, de l’Euro 2016.
 
Inondations, état d’urgence et climat social tendu, la France a-t-elle vraiment la tête au ballon rond?, s’interroge le Parisien, qui se demande si l’on va «enfin pouvoir s’amuser». Le journal évoque une compétition «sous tension» dont «tout le monde (aurait) intérêt à ce qu’elle se déroule sans anicroche»: «les yeux du monde entier seront braqués sur l’Hexagone pour juger de la capacité de notre pays à organiser une grande compétition internationale», prévient le journal, qui rappelle que dans 15 mois, Paris saura si on lui confie l’organisation des Jeux olympiques 2024. «Du succès de l’Euro 2016 dépend aussi la réussite de la candidature française», souligne le Parisien. Une mise en garde répétée par l’Opinion: «la France ne doit pas se louper». Le quotidien  explique que l’Euro 2016 «peut sauver la saison touristique de la France» et qu’«au-delà, c’est l’attractivité» française qui «est en jeu».
 
La réussite de l’Euro est un enjeu important, aussi, pour François Hollande, à un an de la présidentielle. Toujours dans les tréfonds des sondages, le président «parie gros avec l’Euro», selon le Parisien, qui raconte que le chef de l’Etat a dîné, hier soir, avec l’équipe de France. «L’attente est forte», a-t-il lancé à l’intention de son sélectionneur, Didier Deschamps, avant d’adresser, indirectement, un carton jaune aux contestataires de la loi travail: «personne ne comprendrait que la grève des trains ou des avions empêche le déplacement des spectateurs». Le président ne devrait pas, toutefois, trop compter sur l’Euro pour éventuellement regagner en popularité d’après le Huffington Post, qui rapporte que les Français sont une majorité à penser, selon un sondage, que «même si la France gagne, cela n’aura pas d’impact positif sur sa popularité».
 
François Hollande reste, par ailleurs, confronté aux divisions de sa majorité. Alors que Pierre Laurent, le secrétaire national du parti communiste a été réélu, hier, hésite et cherche encore à rassembler la gauche de la gauche, le fondateur du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, lui, s’est déjà lancé dans la course. «Jean-Luc Mélenchon lance sa campagne anti-Hollande», annonce le Figaro, qui rappelle que le candidat de la «France insoumise», a rassemblé hier ses partisans pour une «démonstration de force» face à François Hollande, «ce petit monsieur qui nous dirige et qui nous a tellement menti», selon Mélenchon.  Jean-Luc Mélenchon, ce candidat «persuadé d’être la seule alternative à gauche» au chef de l’Etat, et que le Figaro présente comme «le caudillo de la gauche française», «l’artilleur de Stalingrad». «Mélenchon, l’insoumis du dimanche», persiflent les Echos, qui expliquent que la gauche de la gauche considère déjà «comme perdue» la présidentielle... «L’important est d’être incontournable pour l’après. Quand il faudra recomposer le paysage politique à gauche sur les décombres du hollandisme».
 
Deux sportifs sont à l’honneur, ce matin. Le premier vient de remporter Roland-Garros, réussissant là où Roger Federer et Rafael Nadal ont toujours échoué: devenir propriétaire des quatre Grands Chelems à la fois. Novak Djokovic, «plus grand», fait la Une de l’Equipe. Plus grand encore, «The Greastest», le champion de boxe Mohamed Ali, s’est éteint vendredi. «Il était un roi», salue Libération, qui revient longuement sur le parcours de cette légende américaine, figure de la lutte contre le racisme. Un personnage dont Barack Obama dit qu’«il a été aux côtés de [Martin Luther] King et [Nelson] Mandela», un homme qui «s’est élevé quand c’était difficile, (et) a parlé quand d’autres ne le faisaient pas. Un homme qui s’est battu pour ce qui était juste». Mohamed Ali dort maintenant «à poings fermés».
 
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