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Libye : les forces du gouvernement d'union nationale affirment avoir repris deux casernes à l'EI

Les forces du gouvernement libyen d'union nationale postionnée près de Syrte.
Les forces du gouvernement libyen d'union nationale postionnée près de Syrte. Muhamad Turkia, AFP

Les forces armées du gouvernement libyen d'union nationale affirment avoir repris près de Syrte deux casernes aux mains de l'organisation État islamique (EI).

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Les forces du gouvernement d'union nationale (GNA) en Libye ont annoncé, mercredi 8 juin, avoir repris plusieurs positions à l’organisation État islamique (EI), dont deux casernes près de Syrte, le fief des jihadistes situé à 450 kilomètres à l'est de Tripoli, la capitale.

"Nos forces contrôlent la totalité de la caserne 'Tagreft' [à 20 km au sud-est de Syrte] et des équipes du génie militaire inspectent la zone pour éliminer les mines antipersonnel", a annoncé le centre de presse des forces du GNA sur sa page Facebook. En fin de journée, le centre de presse a indiqué que les affrontements avaient fait six morts et 15 blessés.

>> À (re)voir, notre webdoc : "Billet retour à Syrte et Misrata"

Selon cette source, une deuxième caserne, "Al-Jalet" (21 km au sud-est de Syrte), a été reprise aux jihadistes en plus d'un pont et d'un carrefour qui mènent vers l'entrée orientale de Syrte et qui avaient été pris par l'EI en mai 2015.

Selon le centre de presse, les forces du GNA "resserrent l'étau" autour de l'EI. Les mines antipersonnel et les véhicules piégés utilisés par les jihadistes en retrait "ralentissent mais n'arrêtent pas l'avancée des forces" du GNA, a indiqué le centre de presse.

Concurrence dans la lutte contre l’EI

Lundi, les forces du GNA avaient repris le contrôle de la caserne de la "Brigade Saadi", située à 17 km au sud de Syrte et qui abritait, avant 2011, les forces de Saadi Kadhafi, l'un des fils du dictateur déchu. Cette bataille avait fait trois morts.

Les forces armées du gouvernement d'union et celles d'une autorité rivale basée dans l'est du pays sont actuellement engagées dans une course pour être les premières à chasser l'EI de Syrte.

>> À (re)voir, notre entretien avec Martin Kobler : "En Libye, ce sont les Libyens qui doivent combattre l'EI"

Cette concurrence est mal perçue par la communauté internationale car elle risque de mettre en péril les efforts de lutte contre le groupe jihadiste, dont la menace se fait grandissante en Libye depuis leur implantation dans ce pays fin 2014.

Nouvel exécutif libyen soutenu par les Nations unies, le GNA est basé à Tripoli depuis deux mois et peine actuellement à asseoir son autorité sur un pays miné par les divisions et les violences depuis la chute du dictateur Mouammar Kadhafi en 2011. L'émissaire de l'ONU pour la Libye, Martin Kobler, avait appelé la semaine dernière toutes les forces armées libyennes, celles du gouvernement reconnu internationalement et celles de l'est du pays, à "s'unir" pour vaincre militairement les jihadistes de l'EI.

Avec AFP

 

 

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