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Les Bleus favoris de l’Euro-2016 pour Goldman Sachs

La France a 23 % de chances de remporter l'Euro 2016, selon une note d'analyste de Goldman Sachs publiée le 3 juin 2016.
La France a 23 % de chances de remporter l'Euro 2016, selon une note d'analyste de Goldman Sachs publiée le 3 juin 2016. Odd Andersen, AFP

La banque d’affaires américaine Goldman Sachs a donné ses prévisions pour l’Euro 2016, basées sur un modèle statistique très précis. Selon elle, la France a 23 % de chances de l’emporter et l’Allemagne 19,9 %.

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France, Allemagne, Espagne. C’est, dans l’ordre, le tiercé gagnant de Goldman Sachs pour l’Euro-2016 de football qui débute vendredi 10 juin. La célèbre banque d’investissement américaine juge que les Bleus ont 23 % de chance de remporter l'Euro, dans une note d’analyse publiée le 3 juin.

Leur modèle de probabilités place la Mannschaft juste derrière la France avec 19,9 % de chances de quitter l’Hexagone avec le trophée en poche. L’Espagne, en troisième place, n’a que 14 % de chances de gagner le titre, selon les analystes de Goldman Sachs.

Loi de poisson et méthode de Monte-Carlo

Les équipes de la banque insistent sur le fait que le facteur humain n’intervient absolument pas dans ces projections. S’il ne tenait qu’à eux, ajoutent ces financiers, ils auraient misé sur l’Allemagne. Mais les chiffres sont les chiffres.

Pour parvenir à ces conclusions, les analystes de la banque ont utilisé une pincée de loi de Poisson - qui sert notamment à évaluer le risque de défaut économique - mélangée à une louche de méthode de Monte-Carlo, qui peut aider par exemple à définir la probabilité qu’un coup soit joué aux échecs.

Concrètement, les banquiers sont partis du classement Elo de chaque équipe, établi en fonction notamment du nombre de victoires, et du type de compétition concernée (un succès en match amical vaut moins qu’une Coupe du monde). En Europe, l’Allemagne écrase la concurrence avec un score de 2 037 contre 1 977 pour l’Espagne et 1 947 pour la France. Ce score est ensuite pondéré par le nombre de buts inscrits et encaissés en moyenne par les équipes nationales depuis la première édition de l’Euro en 1958. Goldman Sachs prend aussi en compte l’avantage de jouer à domicile, le stade de la compétition atteint lors des précédentes éditions ou la clémence du tirage au sort.

À ce petit jeu, il n’y a qu’une seule équipe qui n’a absolument aucune chance de remporter l’Euro : l’Albanie. Les sélections d’Irlande du Nord et du Pays de Galle n’ont, quant à elles, que 0,1 % de chance d’être sacrées championne.

Enfin la revanche de 1982

Cette analyse entre même dans le détail de chaque match de poule. Avis aux amateurs de loto sportif : la France est censée battre la Roumanie par 2 buts à 1, dominer l’Albanie 3 à 1 et vaincre la Suisse 2 à 1.

Sur le chemin de la victoire finale, les Bleus vont, une nouvelle fois, se retrouver face aux Allemands en demi-finale, toujours d’après ces prévisions. Mais cette fois-ci, l’équipe de Didier Deschamps devrait laver l’affront des Coupes du monde de 1982 (Séville) et de 1986 (Mexique) au cours desquelles l’équipe de France avait été sortie en demi-finale par la Mannschaft. C’est presque au bout du suspense, après un score de 2 à 2 à la fin du temps réglementaire, que la France devrait se défaire de l’Allemagne lors des prolongations… même privée de Karim Benzema. Les tricolores n’auront pas autant de mal en finale et s’imposeront 2 à 1 face à l’Espagne, selon le scénario le plus probable de Goldman Sachs.

Mais la banque d’investissement n’est pas non plus infallible. Ses analystes rappellent d’ailleurs qu’en 2014, lors de la Coupe du monde au Brésil, ils n’avaient deviné que neuf des 16 qualifiés pour les huitièmes de finale. Ils n’avaient pas non plus prévu la déroute du Brésil en demi-finale, battu par l’Allemagne 7 à 1. "Mais c’était la plus grande surprise de l’histoire des Coupes du monde de football", tentent de se justifier les prévisionnistes de Goldman Sachs dans leur note d’analyse.

Reste que ce travail n’a pas été mis entre les mains du premier stagiaire venu. L’étude a été supervisée par Jan Hatzius, le chef économiste de la banque en personne, réputé pour son sens de la prévision économique. Il a, notamment, été l’un des rares à affirmer en 2007 que le risque "d’une implosion économique et d’une récession mondiale qui pourrait dépasser l’ampleur de la Grande Dépression [de 1929] existe". Quelques mois plus tard, la crise des subprimes débutait. Les Bleus ne peuvent qu’espérer que son flair légendaire s’applique aussi bien au football qu’à l’économie.

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