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Pérou : Keiko Fujimori reconnaît sa défaite à l’élection présidentielle

La candidate de droite Keiko Fujimori photographiée dans sa voiture à Lima, jeudi 9 juin 2016.
La candidate de droite Keiko Fujimori photographiée dans sa voiture à Lima, jeudi 9 juin 2016. Ernesto Benavides, AFP

La candidate de droite, Keiko Fujimori, a reconnu vendredi sa défaite à l’élection présidentielle péruvienne au profit de son adversaire Pedro Pablo Kuczynski. Partie favorite, elle avait perdu beaucoup d'avance en fin de campagne.

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Keiko Fujimori a reconnu vendredi 10 juin sa défaite à l’élection présidentielle péruvienne au profit de son adversaire Pedro Pablo Kuczynski. La candidate de droite, fille de l’ex-président Alberto Fujimori, en prison pour crime contre l'humanité, a déclaré qu’elle et son parti acceptaient "les résultats de la ONPE (autorités électorales)". "Car nous sommes une organisation politique sérieuse et parce que je respecte le peuple péruvien", a ajouté la candidate malheureuse.

Mais elle a immédiatement rappelé au futur président qu'elle serait une opposante de poids puisque son parti Fuerza Popular sera majoritaire au Parlement à partir du 28 juillet, date à laquelle celui qu'on surnomme "PPK" prendra ses fonctions.

Son parti a remporté 73 des 130 sièges du Parlement monocaméral lors des législatives du 10 avril, qui se sont tenues en même temps que le premier tour de la présidentielle.

Pays profondément divisé

Keiko Fujimori a également accusé son adversaire, conservateur comme elle, d'avoir remporté le second tour qui a eu lieu dimanche dernier, avec le soutien des "partisans de la haine". Elle a qualifié les résultats officiels du scrutin de "déroutants".

Avec une infime avance d'un peu plus de 40 000 voix, sur un total de 31 millions d'habitants, "PPK" arrive à la tête d'un pays profondément divisé.

Le candidat de centre droit, dont les initiales sont également celles de son parti, Peruanos por el Kambio, a remporté au second tour de l'élection présidentielle 50,12 % des suffrages contre 49,88 % pour sa rivale de droite.

Longtemps favorite, Keiko Fujimori avait vu son avance fondre dans les derniers jours de la campagne. En cause notamment : les craintes de la population d’un retour aux pratiques autoritaires de son père.

Avec AFP et Reuters
 

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