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7 conseils pour être un technophile (et un internaute) plus écolo

Daniel Grizelj/Getty

Il vous semble aujourd'hui de plus en plus inconcevable de ne pas trier vos déchets ou de prendre un bain chaque matin ? C'est très bien, mais peut-être n’avez-vous pas encore pris de bonnes habitudes du côté de la technologie. Eh oui.

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Qu’on le veuille ou non, les technologies numériques vont s’immiscer toujours un peu plus dans nos vies. Aujourd’hui, elles représentent d’ailleurs 5 à 10% de l’électricité consommée chaque année dans le monde, tandis qu’en 2012, celle-ci n’était encore estimée qu’à 4,7 %, d’après un rapport de l’Académie des Technologies. Du côté de l’empreinte carbone, on évaluait, cette même année, leur taux d’émission de CO2 à 530 millions de tonnes, soit 1,7 % des émissions totales dans le monde.

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De quoi commencer à réfléchir à notre rôle de consommateur numérique et aux responsabilités que celui-ci implique. Saviez-vous par exemple que dans une entreprise de 100 salariés, les envois d’e-mails sont équivalents, en termes d’émissions de CO2, à ceux de 13 allers-retours entre Paris et New York ? Ou que ce sont essentiellement des enfants qui s’attellent à extraire, en République démocratique du Congo, le cobalt qui est utilisé dans la fabrication des batteries de smartphones ou de voiture ?

Lors de la 7ème édition du festival français de l’innovation Futur en Seine, organisé dans plusieurs lieux parisiens, la problématique d’un numérique plus éthique et plus écologique a été soulevée par plusieurs acteurs d’un balbutiant marché "green" de la technologie. L’occasion pour nous de glaner quelques conseils pour devenir un technophile – et un internaute – plus respectueux de la planète. 

Ne pas céder au "dernier cri" (systématiquement) 

On est plutôt mal placés pour donner ce conseil, nous qui passons régulièrement en revue les nouveautés en matière de téléphonie et d’informatique. Mais c’est un fait pur et simple : être numériquement éco-responsable passe avant tout par le fait de ne pas changer d’appareils trop souvent, et ce malgré l’embûche que représente l’obsolescence programmée. "Une consommation plus verte de la technologie commence d’abord par la conservation maximale de ses appareils, dans la mesure du possible bien sûr. En gros, évitons de racheter un téléphone dès que l’on commence à juger le nôtre trop lent.

"Évitons de racheter un téléphone dès que l’on commence à juger le nôtre trop lent"

 En cédant aux stratégies marketings des marques, on contribue indirectement à l’obsolescence programmée, et programmée de plus en plus tôt", avertit Robin Larzat, co-fondateur de Backbone, un projet universitaire qui a pour but d’analyser les structures et l’impact écologique d’Internet. 

Contourner certaines mises à jour 

Afin d’appliquer ce deuxième conseil, il est préférable de savoir passer son tour quand débarque une nouvelle mise à jour lorsque son téléphone n’est plus l’un des derniers modèles de la gamme. Souvent, ces dernières ralentissent fortement un téléphone vieillissant, et précipitent donc le moment où il faudra en changer. 

Choisir des appareils plus éthiques 

Soyons honnêtes, la plupart des smartphones ou autres appareils électroniques ne sont plus conçus pour mener une longue et paisible vie. De plus en plus facilement mis au tiroir au moindre disfonctionnement – parce qu’il est souvent compliqué de changer même une simple batterie obsolète –, leurs innombrables composants proviennent en grande partie des pays défavorisés, où la matière première est littéralement pillée et les enfants exploités en grand nombre (c’est le cas de la RDC ou de la Chine, où la plupart des téléphones sont assemblés).

"La plupart des fabricants manquent de transparence sur la provenance de leurs composants, et sur leurs composants eux-mêmes", explique Laura Gerritsen, responsable de la chaîne d’approvisionnement de Fairphone, un smartphone reconnu depuis quelques années comme le plus écolo du marché. Car forcément, le plus simple reste encore de se tourner vers des produits qui ont fait du respect de la planète leur principal argument de vente : le Fairphone 2 donc, mais aussi le PuzzlePhone, un projet Indiegogo qui devrait être livré en septembre prochain, ou encore le projet modulaire Ara, anciennement chez Motorola et passé chez Google (bien que celui-ci essuie déjà quelques critiques de la part de supporters de la première heure).

Laura Gerritsen admet d’ailleurs que Fairphone 2 utilise lui aussi des minerais congolais et est assemblé en Chine : "Il est fait de plus de 1 000 composants. Malheureusement, on ne peut garantir que tous découlent d’une chaîne d’approvisionnement responsable de A à Z. Pour l’instant, ce n’est qu’un point de départ." À nous également de commencer les efforts.

Éviter le multi-device 

Ordinateur portable, smartphone numéro 1, smartphone numéro 2, tablette… Ces dernières années, les appareils de nos foyers se sont multipliés. Une manière simple et efficace de consommer plus responsable reste tout simplement de consommer moins. "Avec le Cloud, on peut aujourd’hui éviter de s’éparpiller sur les supports", souligne Stéphane Petibon, directeur général de Newmanity, une boîte mail respectueuse de la vie privée et moins gourmande en énergie.  

Ne pas stocker trop de mails… 

On ne le sait pas forcément, mais conserver une grande quantité de mails n’a rien d’anodin. "Pour mémo, sachez que 30 mails stockés équivalent à une ampoule allumée toute la journée", rappelle Stéphane Petibon. Donc on efface – et régulièrement ! – tout ce qui n’est pas ou plus digne d’intérêt. 

… et ne pas envoyer pour rien 

Autre petit post-it mental : "Un e-mail, c’est 20 grammes de CO2. Et 20 grammes de CO2, c’est 500 mètres en voiture !", prévient Stéphane Petibon. Adieu donc les blagounettes à la chaîne comme si l’on était sur une messagerie instantanée, sans oublier les "Répondre à tous" quand ce n’est pas nécessaire… 

Éteindre ses appareils 

Bon, on a quand même voulu le rappeler… On ne sait jamais.

Quelque chose à ajouter ? Dites-le en commentaire. 

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