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Un rapport de l'OMS affirme que le tabagisme est le premier ennemi des Syriens

Le narguilé est très à la mode en Syrie et dans tout le Moyen-Orient, même chez les mineurs.
Le narguilé est très à la mode en Syrie et dans tout le Moyen-Orient, même chez les mineurs. Louai Beshara, AFP

L'OMS s'inquiète dans un rapport du danger que représente le tabagisme pour les Syriens, notamment pour les femmes et les jeunes qui fument le narguilé ou la chicha. Il n'en fallait pas plus pour provoquer une polémique sur les réseaux sociaux.

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Dans un communiqué émis le 1er juin dernier, au lendemain de la Journée mondiale sans tabac, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) enjoint aux Syriens de réduire leur consommation de tabac, qui met leur vie en danger.

Cette recommandation était passée quasi-inaperçue, et c'est un article du Monde publié le 10 juin qui a attiré l'attention d'un large public, suscitant aussitôt une controverse relayée sur les réseaux sociaux.

À la stupeur générale, la représentante de l'OMS en Syrie Elisabeth Hoff a souligné, "nonobstant la crise actuelle", l’urgence de réduire la consommation de tabac notamment chezles jeunes, les femmes et les écoliers. Elle s'attarde sur le cas du narguilé, pipe à eau également appelé chicha, très en vogue dans tout le Moyen-Orient. Selon elle, il serait "vingt fois plus nocif" que la cigarette. 

"La crise actuelle ne doit pas servir d’excuse"

Elisabeth Hoff a tiré cette sonnette d'alarme sur le tabac en Syrie lors d'un évènement organisé à Damas à l'occasion de la journée sans tabac en présence du ministre syrien de la Santé, le Dr Ahmad Khlefawy. "La crise actuelle ne doit pas servir d’excuse aux Syriens pour mettre en danger leur vie", a d'ailleurs déclaré ce dernier, commentant les propos d'Elisabeth Hoff.

Pas un mot sur les violences, les bombardements du régime syrien ou de l'organisation de l'État islamique (EI) auxquelles doivent faire face les Syriens. Sur les réseaux sociaux c'est l'incompréhension et l'indigation qui prédominent.

Dans son article, le correspondant du Monde à Beyrouth Benjamin Barthe ne manque pas de souligner que ces préoccupations de l'OMS surviennent le jour même où la ville de Daraya, assiégée depuis 2012, recevait un premier convoi d'aide humanitaire de l'ONU. Seul problème : il ne contenant aucune nourriture, mais des moustiquaires et des traitements contre les poux notamment. Les assiégés ont dû attendre le 9 juin avant qu'un convoi de nourriture arrive enfin, mais là des bombardements du régime, vivement condamnés par Jean-Marc Ayrault, ont perturbé la distribution.

Sur les groupes Facebook d'opposants à Bachar al-Assad, les critiques sont acerbes.

Certains choisissent le sarcasme, comme dans le tweet ci-dessous.

Même des médecins y vont de leur commentaire ironique : "L’OMS s’inquiète de la consommation de tabac en Syrie. On s’inquiète pour l’OMS".

 

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