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#LoveWeek : une semaine d’amour pour combattre la haine

Après le carnage d’Orlando, Mashable FR donne l’impulsion d’une "Love Week", une semaine pour la liberté d’aimer.

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Sur les réseaux sociaux la lecture de commentaires félicitant le tueur d’Orlando, lui promettant le paradis, donne la nausée.

Il y a quelques jours, c’était le prêche d’un ancien grand-rabbin de France contre la gay pride de Tel Aviv qualifiée de "tentative d’extermination morale du peuple d’Israël". En Tunisie, les campagnes homophobes envahissent l’espace public. Et que dire du bon pape François dénonçant, à l’ONU, les "modèles de vie anormaux et irresponsables" que l’on tenterait d’imposer aux peuples ?

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Faire ici la liste des discriminations, des crimes, des appels au meurtre contre les LGBT serait fastidieux. Mais il est temps que cela cesse. En tout cas, avec ces prises de position, ces autorités religieuses respectables ne peuvent plus continuer à s’exonérer de leurs responsabilités.

Au moment où, dans les démocraties occidentales seulement, les homosexuels gagnent de nouveaux droits, il n’est pas étonnant que l’homosexualité fasse de plus en plus peur aux bigots de tous poils. C’est aussi un effet de la mondialisation.

Le fanatique d’Orlando avait sans doute des motivations islamistes. Mais son père n’a pas totalement tort de dire que son acte "n’a rien à voir avec la religion". C’est plutôt qu’elle lui a servi d’alibi. Ce qu’il ne supportait pas, c’est la vue de personnes de même sexe s’aimant, s’embrassant ouvertement. Une scène devenue courante sous nos latitudes mais toujours sacrilège aux yeux de ceux qui croient que la loi de Dieu est au-dessus de celle des hommes.

L’homophobie n’a pas de religion. Ce qui fait sa dangerosité c’est précisément sa capacité à unir les vicaires de tous les monothéismes. Une union si puissante qu’elle leur permet de mettre une sourdine à leurs querelles.

C’est dire si cette hantise est puissante chez ces théologiens, alimentant frustrations diverses et peurs primales d’anéantissement de l’espèce et de dévirilisation.

Dans certaines parties du globe, cette homophobie prend de plus en plus des tournures quasiment génocidaires.

Même le pire des racistes n’ose plus écrire – même s’il le pense – qu’il faut "tuer tous les juifs", ou "tous les Noirs", il se contentera de stéréotypes et de préjugés. De même ceux qui n’aiment pas les femmes libres se contenteront de les voiler (ce qui est déjà une forme d’anéantissement social). Mais on lit encore fréquemment sur Facebook ou sur Twitter (et pas seulement depuis la tragédie d’Orlando) que les "gays devraient tous être éliminés" parce qu’ils sont "l’incarnation du diable".

C’est comme cela que les grandes tragédies commencent, et Orlando doit servir d’avertissement.

Nous avons donc décidé de lancer une semaine pour la liberté d’aimer. Chaque jour, nous mettrons à l'honneur des histoires de personnes qui, à travers leurs initiatives et leurs projets, ou tout simplement en existant, œuvrent à faire de notre monde un endroit où l'on peut étreindre la personne que l'on aime, quelque soit son sexe.

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