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Euro-2016 : des hooligans russes expulsés en attendant un verdict de l’UEFA

Un homme jette une bouteille de bière avant le match Angleterre-Russie à Marseille, le 11 juin 2016.
Un homme jette une bouteille de bière avant le match Angleterre-Russie à Marseille, le 11 juin 2016. Jean-Christophe Magnenet, AFP

Tandis que certains hooligans russes soupçonnés de menacer l'ordre public à l’occasion de l’Euro-2016 vont être reconduits à la frontière, l’UEFA devrait rendre mardi son verdict dans l’une des procédures visant la Fédération de football russe.

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Les supporters russes tremblent : à cause des débordements provoqués par les plus radicaux d’entre eux, dont certains vont d’ores et déjà être reconduits à la frontière, mardi 14 juin, leur équipe risque des pénalités pour les éliminatoires de l’Euro-2020 voire la disqualification de l’Euro-2016 en cas de nouvelles explosions de violence.

L'UEFA, instance suprême du football européen, devrait ainsi rendre, mardi, un premier verdict suite aux débordements, le 11 juin, au stade Vélodrome de Marseille. En cause : la charge des hooligans russes vers les tribunes anglaises au coup de sifflet final. La Fédération de football de Russie (FFR) est poursuivie pour "perturbations" dans les tribunes, "comportement raciste" et lancer de "fumigènes" et "projectiles", ce qui pourrait lui valoir des points de retraits, fermes ou avec sursis, dans le cadre des qualifications de l'Euro-2020.

Une autre procédure, distincte, vise la FFR : en cas de violences renouvelées de la part de leurs supporters, la Russie et l’Angleterre risquent la disqualification du tournoi.

Des hooligans russes expulsés

Mardi matin, la préfecture du département des Alpes-Maritimes (06) a annoncé que certains supporters russes, soupçonnés de présenter une menace à l'ordre public, allaient être reconduits à la frontière. Une trentaine d’autres séjournant à Mandelieu-la-Napoule, près de Marseille, et qui faisaient l’objet, mardi, d'une opération de vérification d'identité, pourraient suivre.

"Ces vérifications sont effectuées sur la base de renseignements recoupés avec la Division nationale de lutte contre le hooliganisme laissant à penser qu'ils étaient présents à Marseille" lors des épisodes violents de samedi, a indiqué Francois-Xavier Lauch, le directeur de cabinet du préfet des Alpes-Maritimes.

Dix supporters, majoritairement britanniques mais aucun Russe, viennent justement d’être condamnés à des peines de prison, dont neuf fermes. La plus lourde, deux ans dont un avec sursis, revient à un Français de 29 ans qui avait violemment agressé trois personnes, jeudi soir.

Près de 150 hooligans russes "extrêmement entraînés"

Tandis que la Fédération anglaise a dénoncé des conditions de sécurité "inacceptables" dans l’enceinte du Vélodrome, l'action de la police dans les rues de Marseille, samedi, est également mise en cause. Des critiques que le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a rejetées en bloc, lundi : "1 000 policiers […] sont intervenus pour faire cesser les troubles à l'ordre public et cela s'est fait en une heure."

Pour le procureur de Marseille, Brice Robin, la faute est notamment à attribuer à un groupe de 150 hooligans russes "extrêmement entraînés" et "préparés pour des opérations hyper-rapides et hyper-violentes". Selon lui, ils ont déjoué la surveillance policière en évitant d'arriver par avion à Marseille. La Russie n'aurait "jamais dû laisser passer" ces hooligans, a regretté le ministre des Sports, Patrick Kanner.

D’autres incidents pourraient avoir lieu à l’occasion du chassé-croisé entre les supporters russes et anglais, dont les équipes respectives affronteront la Slovaquie mercredi à Lille et le Pays de Galles jeudi à Lens, à 40 km de là.

Avec AFP et Reuters

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