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Polémique en Tunisie après une émission ouvertement homophobe

Capture d'écran d'un extrait de l'émission posté sur Youtube

Une vive controverse secoue la Tunisie depuis la diffusion le 13 juin d'une émission dans laquelle le présentateur a tenu des propos homophobes. Des associations de défenses des droits des homosexuels prévoient de porter plainte.

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Diffusée lundi 13 juin sur la chaîne tunisienne Zitouna TV, jugée proche du parti islamiste Ennahda, l'émission "Yosleh Rayek" a suscité une vive polémique en Tunisie et pour cause. Au lendemain de la tuerie d'Orlando dans laquelle ont péri au moins 49 morts dans une discothèque fréquentée par la communauté gay, le présentateur a tenu des propos ouvertement homophobes, allant jusqu'à appeler au meurtre des homosexuels.

Dans une émission de la chaîne Zitouna TV , le présentateur a tenu des propos homophobes, suscitant une vive polémique.

Le présentateur de cette émission, supposée traiter des sujets de société d'un point de vue religieux, s'appuie sur des versets du coran pour justifer son propos. Plusieurs extraits d'interventions d'universitaires spécialistes de l'islam sont également diffusés. Il rappelle notamment qu'en Islam, le châtiment qu'on réserve aux homosexuels est la lapidation à mort ou la défenestration.

Des propos qui ont suscité la controverse en Tunisie et notamment sur les réseaux sociaux. Plusieurs voix se sont élevées parmi les défenseurs des droits LGBT pour condamner ces propos. L'Association tunisienne de soutien des minorités (ATSM) a ainsi assuré qu'elle allait porter plainte, et a demandé à la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) [équivalent tunisen du CSA], "de rappeler à l'ordre l'animateur de l'émission suite à ses propos homophobes et incitation à la haine et appel au meurtre, sur la chaîne Zitouna".

Sur Twitter, Yamina Thabet, présidente de l'Association tunisienne de soutien aux minorités (ATSM), promet de saisir la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (‪‎HAICA)

L'Association Shams, pour la dépénalisation de l'homosexualité en Tunisie, a également annoncé son intention de porter plainte.

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