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Dans la presse

"Non, nous ne sommes pas en guerre"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, jeudi 16 juin, l’indignation face aux violences qui ont émaillé les manifestations de mardi contre la Loi travail, des révélations sur Larossi Abballa, un incident diplomatique franco-russe à cause des hooligans et - enfin ! - une bonne nouvelle.

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À la une de la presse française, l’indignation provoquée par les violences en marge de la neuvième journée de mobilisation contre la Loi travail, mardi, à Paris.

Les affrontements entre casseurs et forces de l’ordre, qui ont donné lieu, notamment, à des dégradations de l’hôpital Necker, ont amené François Hollande à envisager d’interdire de nouvelles manifestations, d’après le Figaro. Le quotidien évoque un président "sous pression". Le chef de l’État, taxé de "faiblesse", voire de "laxisme" par l’opposition, a beau hausser le ton, le Figaro déplore "l’inexorable recul de l’autorité de l’État", et le fait qu’au "lieu de décréter purement et simplement que l’état d’urgence commande de proscrire toute sorte de manifestations et de rappeler fermement que la police a autre chose à faire que de disperser des voyous encagoulés, le président n’ose pas" - "comme il n’ose pas tonner comme il le faudrait contre la CGT", qui est à la pointe de la contestation, "et la rendre responsable financièrement des ruineux dégâts que ses défilés provoquent". Philippe Martinez, le patron de la centrale syndicale, joue un "jeu dangereux", accuse l’Opinion, qui rappelle que Manuel Valls a souligné "les ambiguïtés de la CGT", et demandé au syndicat de prendre ses responsabilités : "Quand on n’est pas capable d’organiser la sécurité, on n’organise pas de telles manifestations", a-t-il déclaré.

La CGT, elle, dit vouloir maintenir ses journées d’action du 23 et du 28 juin, et ses partisans accusent le gouvernement d’être "aux abois", d’avoir "basculé dans la haine antisyndicale" - l’Humanité affirme que l’exécutif cherche à porter atteinte au droit de manifester, tandis que Libération assure que celui-ci a volontairement "dramatisé les violences" et "accusé la CGT", "pour mieux discréditer un mouvement jusque-là soutenu par une majorité de Français" - le bras de fer entre le gouvernement et les contestataires se serait transformé en "bataille de l’opinion". "Pourquoi tant de violence ?", s’interroge La Croix, qui juge "légitime de manifester contre un projet de loi si on le juge nocif", rappelant que "c’est même un droit constitutionnel", "mais (que) ne pas se désolidariser du nihilisme de certains éléments incontrôlés, c’est affaiblir la cause que l’on entend défendre".

Il est aussi toujours beaucoup question, ce matin, de l’assassinat, lundi soir, du couple de deux policiers à leur domicile. Un attentat revendiqué par le groupe État islamique. D’après les informations du journal Libération, le tueur aurait laissé entendre à la négociatrice du Raid qu’il connaissait le commandant Salvaing, et que celui-ci était venu chez lui auparavant, ce qui tendrait à prouver que Larossi Abballa aurait consciencieusement choisi ses victimes, à cause d’un possible différend. Interrogé sur cet attentat, ainsi que sur la tuerie d’Orlando, le président du parti Les Républicains, Nicolas Sarkozy, déclare dans le Figaro que "ces événements dramatiques montrent que nous sommes en guerre", "une guerre extérieure, contre [le groupe] État islamique et Al-Qaida, et une guerre intérieure contre ceux de nos compatriotes adeptes de l’islam radical".

Violences, encore, en France, en marge de l’Euro, commises notamment par des supporters russes. D’après l’Obs, 43 d’entre eux ont été placés en garde à vue dans l'enquête sur les violences de samedi dernier à Marseille. Onze ont été remis en liberté, mais les autres sont toujours entendus, et les autorités ont d'ores et déjà décidé de placer certains d'entre eux en centre de rétention en vue de leur expulsion - et ça, ça ne plaît pas du tout au ministre des Affaires étrangères russes, qui a convoqué hier l’ambassadeur de France en Russie, pour le mettre en garde contre une "aggravation" des relations franco-russes. Le Kremlin ne badine pas avec la fierté nationale - à voir aussi avec le dessin de Willem pour Libération, qui montre Vladimir Poutine assurant qu’il "n’y a pas de hooligans russes en Ukraine… euh… en France".

Hooligans sévissant en marge de l’Euro, hordes de casseurs dans les manifs, assassinat d’un couple de policiers au nom du groupe État islamique, tuerie d’Orlando : "Dans quel monde vit-on ?", s’alarme le Parisien, qui a demandé à dix personnalités leur point de vue sur la façon dont nous pourrions sortir de "l’effroi dans lequel nous plonge l’actualité". "Nous ne sommes pas en guerre", relativise notamment l’écrivain Jean-Christophe Ruffin. Et tout ne va pas si mal, puisque les Bleus l’ont emporté hier soir face à l’Albanie, 2 à 0. Une victoire arrachée à la toute fin du match, et qui les qualifie pour les huitièmes de finale de l’Euro. Les Bleus sont décidément "les rois du suspense", salue l’Équipe.

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