Accéder au contenu principal

Un attentat lors d’une commémoration du massacre des Assyriens en Syrie fait trois morts

Trois membres de la force policière Sotoro ont été tués dimanche 19 juin, dans le nord-est de la Syrie, lors d'une commémoration du massacre des Assyriens.
Trois membres de la force policière Sotoro ont été tués dimanche 19 juin, dans le nord-est de la Syrie, lors d'une commémoration du massacre des Assyriens. Delil Souleiman, AFP

Trois personnes sont mortes dimanche en Syrie, dans un attentat lors de la commémoration du massacre des Assyriens par les Ottomans. Le kamikaze s'est fait exploser à quelques mètres du lieu où se déroulait la cérémonie.

Publicité

Un attentat-suicide a fait trois morts dimanche 19 juin à Qamichli, une ville du nord-est de la Syrie, lors de la commémoration du massacre de Seyfo perpétré à partir de 1915 par les Ottomans contre des dizaines de milliers d'Assyriens – une dénomination qui inclut notamment les communautés chrétiennes des Syriaques et Chaldéens – dans la Turquie et l'Iran actuels.

>> À lire sur France 24 : "Face au risque d'enlèvement, des milliers d'Assyriens fuient la Syrie"

Le kamikaze s'est fait exploser à quelques mètres du lieu où se déroulait la cérémonie en présence du patriarche Ignace Ephrem II Karim, chef de l'Église syriaque orthodoxe, a indiqué la source de sécurité.

Quelques instants auparavant, il était interpellé par les "Sotoro", une force policière protégeant la communauté des Assyriens, minoritaire en Syrie, et qui a vu le jour après le début du conflit syrien.

Trois membres de cette force policière sont décédés dans cette attaque et cinq autres ont été blessés.

Ville majoritairement kurde

"Le kamikaze voulait viser le convoi du patriarche mais n'a pas pu atteindre son objectif", a affirmé à l'AFP une source au sein des Sotoro.

La ville de Qamichli est majoritairement peuplée de Kurdes, qui constituent une des principales forces combattant l'organisation État islamique (EI).

Des centaines de Syriaques combattent également le groupe radical au sein des Forces démocratiques syriennes (FDS), une alliance arabo-kurde militairement soutenue par Washington.

>> À voir sur France 24 : "Quel avenir pour les minorités au Moyen-Orient ?"

Les Syriaques parlent et prient en langue araméenne. La majorité est orthodoxe ou jacobite et une minorité catholique, rattachée à Rome au XVIIIe siècle. Ils sont présents au Liban, en Syrie, en Irak et même en Inde.

Avec AFP
 

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.