CENTRAFRIQUE

Centrafrique : combats meurtriers à Bangui

Photo d'archive montrant un rebelle de la Séléka en armes, en mai 2015, près de Bambari.
Photo d'archive montrant un rebelle de la Séléka en armes, en mai 2015, près de Bambari. Pacome Pabandji, AFP
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Deux personnes ont été tuées à Bangui dans des échanges de tirs de mitraillettes et d'armes lourdes. L'insécurité persiste dans le pays, malgré l'accession au pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra en mars.

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Deux personnes ont été tuées lundi 20 juin à Bangui, la capitale de la République centrafricaine, dans des échanges de tirs de mitraillettes et d'armes lourdes, a-t-on appris de source médicale et auprès de témoins.

On ignore si ces affrontements sont liés à l'enlèvement dimanche par des membres des anciens rebelles de la Séléka de six agents de police dont a fait état lundi le ministre de l'Administration territoriale et de la Sécurité publique, Jean Serge Bokassa.

"Nous réclamons la libération des agents qui ont été pris en otage", a-t-il déclaré à Reuters. "Le gouvernement fera tout ce qui est possible pour les libérer."

L'insécurité persiste dans le pays malgré l'accession au pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra en mars 2016, censée tourner la page d'un conflit ethnique et religieux qui a fait des milliers de morts depuis mars 2013.

L'ONG Médecins sans Frontières (MSF) a parallèlement annoncé la suspension pour trois jours, à compter de mercredi, de toutes ces opérations jugées non essentielles pour protester contre le meurtre de l'un de ses chauffeurs, tombé dans une embuscade vendredi alors qu'il circulait au nord-est de Bangui, entre les localités de Sibut et de Grimari.

"Ceci démontre que le travail humanitaire devient plus précaire en République centrafricaine", a souligné le chef de mission de MSF en Centrafrique, Emmanuel Lampaert, lors d'une conférence de presse à Bangui.

Avec REUTERS

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