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Euro-2016 : un supporter russe expulsé de France arrêté à Toulouse

L'ultranationaliste russe, Alexandre Chpryguine, posant devant le stadium de Toulouse, lundi 20 juin.
L'ultranationaliste russe, Alexandre Chpryguine, posant devant le stadium de Toulouse, lundi 20 juin. Capture d'écran du compte Twitter du supporter russe, Alexandre Chpryguine.

Un supporter russe expulsé samedi de France à la suite des violences en marge du match Angleterre - Russie à Marseille a été arrêté lundi au Stadium de Toulouse. L'ultranationaliste a été placé en garde à vue.

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À peine expulsé, aussitôt revenu. Un supporter russe a assisté lundi 20 juin soir au match de l'Euro-2016 Russie - Pays de Galles dans le stade de Toulouse après avoir été expulsé samedi après des violences à Marseille. "Interpellé dans le stade, Alexandre Chpryguine a été placé en garde à vue et sa situation va faire l'objet soit d'un traitement administratif, soit d'une procédure judiciaire", a déclaré à l'AFP Pierre-Henry Brandet, porte-parole du ministère de l'Intérieur.

L'ultranationaliste avait peu auparavant publié sur son compte Twitter des photos et des vidéos à l'appui de ses déclarations."J'ai seulement été expulsé, mon visa Schengen n'a pas été annulé, tous les tampons sont là. Je peux légalement me trouver en Union européenne. Je suis au match avec un billet. Il n'y a rien d'anormal", a-t-il déclaré au téléphone à l'AFP avant d'être interpellé.

Chpryguine faisait partie d'un groupe de 20 supporteurs expulsés à la suite des violences en marge d'Angleterre - Russie à Marseille (sud-est) qui avaient fait 35 blessés, essentiellement anglais.

Les 20 expulsés avaient nié avoir pris part aux violents incidents mais avaient fait l'objet d'un d'arrêté de reconduite à la frontière pour "troubles à l'ordre public". Trois autres Russes de ce groupe ont été condamnés à de la prison ferme.

Vingt interdictions administratives de territoire (IAT, qui permettent d'empêcher un étranger d'entrer en France) ont été délivrées lundi à l'encontre de ressortissants russes dans le cadre de l'Euro, a indiqué le ministère de l'Intérieur, sans préciser si ces vingt Russes étaient Chpryguine et ses compagnons.

Salut nazi

"Parmi ceux qui ont été expulsés, quatre sont revenus" en France, a également déclaré Chpryguine à l'AFP en assurant avoir "fait le chemin à travers les Alpes", donc via la Suisse.

Sur son compte Twitter, il a publié des photos qui le montrent affublé d'un chapeau et de lunettes de soleil, devant le stade de Toulouse ou au bord du terrain.

Il fait en outre un selfie avec deux autres hommes, accompagné de cette légende : "Devant le stade municipal de Toulouse, j'ai rencontré les consuls de Marseille dont je suis devenu très proche".

Collaborateur du député Igor Lebedev, membre du parti d'extrême droite LDPR, Chpryguine a déjà été vu en compagnie du président russe Vladimir Poutine. Il a aussi été photographié par le passé en train de faire un salut nazi en compagnie d'un musicien d'un groupe de rock d'extrême droite russe. Il réfute être un sympathisant nazi et se qualifie de "patriote".

Après dix jours de tournoi, les ministres de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, et des Sports, Patrick Kanner, ont dressé lundi matin un bilan "globalement positif" de la sécurité de l'Euro-2016 : jusqu'à présent 557 personnes ont été interpellées, dont 344 placées en garde à vue et 27 condamnées à de la prison (21 sont des peines fermes).

Avec AFP

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