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Brexit : le départ du Royaume-Uni serait "irréversible" selon Hollande

Le président français François Hollande a prévenu de la fermeté européenne à l'égard du Royaume-Uni en cas de victoire du Brexit.
Le président français François Hollande a prévenu de la fermeté européenne à l'égard du Royaume-Uni en cas de victoire du Brexit. Stéphanie de Sakutin, AFP

Si le référendum conduisait au "départ" du Royaume-Uni de l'UE, Paris le jugerait "irréversible", a déclaré François Hollande mercredi, à la veille du référendum britannique sur le Brexit.

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"Irréversible", c’est ainsi que le président français François Hollande a qualifié mercredi 22 juin une éventuelle sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne (UE), en cas de victoire du Brexit lors du scrutin britannique qui doit se tenir jeudi 23 juin. Faisant preuve d’une même fermeté, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a lancé mercredi "Dehors c'est dehors".

"Quand c'est non, c'est non, et il n'y a pas de statut intermédiaire, il y aurait donc à en tirer toutes les conclusions", a encore mis en garde François Hollande, qui s'exprimait au côté du Premier ministre slovaque Robert Fico, dont le pays assurera à compter du 1er juillet la présidence tournante de l'UE. Le Brexit constitue aussi un "risque très sérieux" pour Londres de ne plus pouvoir accéder au Marché unique, a ajouté le chef de l'État français.

"C'est plus que l'avenir du Royaume-Uni dans l'Union européenne qui se joue-là, c'est l'avenir de l'Union européenne", a martelé le président français. Pour François Hollande, "le départ d'un pays qui est géographiquement, politiquement, historiquement dans l'Union européenne aurait forcément des conséquences extrêmement graves".

 

Juncker ferme la porte à de nouvelles négociations

Sur une ligne dure, lui aussi, Jean-Claude Juncker a prévenu qu'il n'y aurait "en aucune sorte de nouvelle négociation" avec Londres à l'issue du référendum sur l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE.

Le président de l'exécutif européen a rappelé qu'un accord, dans lequel les 28 ont fait de larges concessions à Londres en matière de restrictions des aides sociales aux migrants européens, avait été conclu avec le Premier ministre britannique David Cameron en février. "Il a eu le maximum qu'il pouvait obtenir et nous avons donné le maximum de ce que nous pouvions donner, donc il n'y aura aucune renégociation, ni sur l'accord que nous avions conclu en février, ni en ce qui concerne un changement de traité", a insisté Jean-Claude Juncker.

>> À lire sur France 24 : "Finance : qui de Paris ou Francfort profiterait du Brexit ?"

Dans une interview au journal The Guardian publiée mardi soir, le premier ministre britannique, David Cameron, a affirmé qu'en cas de vote en faveur d'un maintien de son pays dans l'UE, il remettrait sur la table de nouvelles demandes de réformes pour limiter la libre circulation des travailleurs européens notamment, un thème central de la campagne.

Avec AFP et Reuters

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