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Dans la presse

"Un, deux, trois, soleil"

France 24

Au menu de cette revue de presse française, mercredi 22 juin, la poursuite du bras de fer entre une partie des syndicats et le gouvernement, qui hésite toujours à interdire les manifestations contre la Loi travail, prévues demain, les permanences du PS prises pour cible, l’évolution de l’opération Sentinelle. Et Charlie Hebdo, un an et demi après les attentats.

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À la une de la presse française, mercredi matin, le bras de fer entre le gouvernement et une partie des syndicats, qui maintiennent leur appel à manifester demain contre la Loi travail.

"Un deux trois soleil" - titre Les Echos. Certains internautes ont préféré rire de la querelle défilés / manifestations statiques, en imaginant une partie de cache-cache, jeudi, entre les CRS et les manifestants. Mais l’affaire, il faut le dire, n’amuse ni les syndicats ni le gouvernement, qui continue de menacer d’interdire les manifestations – une décision exceptionnelle, selon l’historienne Danielle Tartakowsky, qui rappelle dans Les Échos que les interdictions ont concerné "moins de 1 % des manifestations depuis le début des années 1970", et se demande "si interdire une manifestation résout ou crée un problème" : "Je ne suis pas la seule à penser que c’est même un facteur aggravant", dit-elle, avant d’ajouter qu’en proposant une manifestation statique, le gouvernement "savait que les syndicats ne pourraient pas l’accepter".

L’éventuelle interdiction de manifester fait quasiment l’unanimité contre elle. Alors que L’Humanité dénonce une atteinte à "l’État de droit", accusant le gouvernement d’avoir "basculé dans le déni et l’autoritarisme pour imposer par la force la Loi travail", L’Opinion estime que ce droit de manifester est "malgré tout" "une question de principe". "Comment le gouvernement a-t-il pu se laisser enfermer dans ce débat improbable sur une possible interdiction d’une manifestation syndicale, du jamais vu paraît-il depuis 1958 ?". "Quel est le point commun entre Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen et les proches d’Emmanuel Macron ?", s'interroge Les Échos. "Ils s’opposent, contre toute attente, à l’interdiction de manifester envisagée par l’exécutif. Par soutien de la CGT ? Évidemment, non. Parce qu’ils ont compris que la Loi travail était devenue un instrument de torture lente contre le gouvernement. Ils font donc durer le supplice."

La colère contre la Loi travail et le gouvernement se retourne aussi depuis plusieurs semaines contre les sections du PS, vandalisées partout en France. Alors que la gauche se déchire, des militants et des élus locaux ont raconté à Libération ces violences, ressenties par beaucoup comme injustes. Libération dit voir en elles le fruit d’une "idéologie", qui consisterait à "déprécier, délégitimer, mépriser le fonctionnement de la démocratie, dont on déclare tout de go qu’elle est factice, truquée, biaisée", le résultat d’un "étrange sophisme qui (mettrait) sur le même plan des pays de droit, certes très imparfaits, où les citoyens sont protégés par des garanties légales solides et les vraies tyrannies".

Il est aussi question mercredi matin de l’opération Sentinelle, lancée au lendemain des attentats de janvier 2015 - un dispositif que les militaires souhaitent voir évoluer, d’après L'Opinion, qui explique que ces derniers cherchent à le rendre moins statique. La question la plus complexe concernerait les 282 lieux de la communauté juive à Paris et dans la petite couronne, qui seraient eux aussi intégrés, à l’avenir, dans de nouveaux "îlots de sécurité renforcée", des zones au sein desquelles les militaires se déplaceraient entre les différents sites à protéger. Cette nouvelle formule sera-t-elle plus à même d’enrayer une menace qui ne faiblit pas ? D’après le patron de la DGSI, entendu récemment par la commission d’enquête parlementaire sur les attentats du 13 novembre, la France serait "au bord d’une guerre civile". Le Figaro rapporte que Patrick Calvar s’est alarmé, devant les députés, des risques d’une confrontation générale, qui pourrait être provoquée par de nouvelles attaques, susceptibles, selon lui, de provoquer des "affrontements intercommunautaires". Un an et demi après les attentats de janvier, la menace est toujours là, et Charlie Hebdo aussi, rappelle Libération, qui raconte que le magazine commence à se stabiliser, même si les tensions, notamment autour de Riss, le nouveau rédacteur en chef, demeurent.

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