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Copa America : comme en 2015, le Chili et l'Argentine se retrouvent en finale

Arturo Vidal et Lionel Messi, deux des clés de cette finale de Copa America 2016.
Arturo Vidal et Lionel Messi, deux des clés de cette finale de Copa America 2016. AFP (montage France 24)

Comme l'an passé, l'Argentine et le Chili se retrouvent en finale de la Copa America. Une édition du centenaire qui consacre les deux meilleures nations du moment sur le continent. Sevrée de titre depuis 93, l'Albiceleste trouvera-t-elle la faille ?

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En Amérique du Sud, Argentine - Chili est d'ores et déjà devenu le "clasico" de la décennie. Comme en 2015, les deux voisins se retrouveront, dimanche 26 juin (lundi 27 juin à 2 h, heure française), en finale de la prestigieuse Copa America. Un duel de haute volée qui sacrera l'une des deux meilleures sélections du continent de ces dix dernières années.

Pour l'Argentine, l'enjeu est immense : décrocher enfin son premier titre depuis 1993 et le couronnement de la génération Batistuta. Depuis 23 ans, tous les Argentins attendent ce 15e titre qui permettrait au plus grand pays hispanophone de la région de rejoindre la "petite" Uruguay, qui trône au palmarès de la compétition avec 15 trophées.

Et s'il est une édition qui semble promise à l'Albiceleste, c'est bien celle de ce centenaire. Contrairement à l'an passé, où les Argentins avaient rejoint la finale du tournoi – perdue face au Chili au tirs aux buts – sans réellement briller, ils ont cette fois fait montre de toute leur classe.

Après avoir puni le Venezuela en quart de finale (4-1), ils ont humilié les États-Unis sur leur sol, devant près de 70 000 spectateurs (4-0). Et si Higuain a signé deux doublés lors de ces rencontres, c'est bel et bien Messi qui a porté sa sélection sur ses épaules en marquant – à deux reprises – et surtout en éclairant constamment le jeu de ses coups de génie.

En atteste ce sublime coup franc marqué par "la Pulga" pour offrir le but du break aux siens :

Déjà, en poules, l'Argentine avait affiché sa supériorité : trois victoires, dix buts marqués et un encaissé... et un succès solide face au Chili (2-1) malgré l'absence de son quintuple Ballon d'or.

La Roja, symbole d'efficacité

Mais en face se dresse une nation à l'appetit grandissant. Le Chili, quatre fois finaliste et quinze fois demi-finaliste depuis la création du tournoi, a brisé l'an passé le signe indien. En remportant la Copa America à Santiago, face à l'Argentine, les Chiliens ont mis fin à l'incroyable disette de la Roja, toujours placée mais jamais gagnante.

Cette génération dorée rêve maintenant de faire mieux. Porté par l'indéniable talent de son duo offensif Vidal - Sanchez, la Roja version 2016 peut également compter sur d'autres pépites, à l'image d'Edu Vargas, meilleur buteur du tournoi avec six réalisations avant cette finale. Les vieux briscards qui assurent la solidité du bloc sont également au top de leur forme. Medel, Isla, Jara... et surtout le gardien remplaçant du Barça Claudio Bravo, auteur d'un mois de juin tonitruant.

Et après une phase de groupes poussive – défaite face à l'Argentine (1-2), victoire sur le fil contre le Pérou (2-1), et un peu plus large face au Panama (4-2) – le Chili semble avoir atteint son rythme de croisière. En quarts de finale, les hommes de Juan Antonio Pizzi ont atomisé le Mexique (7-0), qui s'était pourtant montré plutôt à son avantage auparavant.

Et en demi-finale, face à la Colombie, les Chiliens ont eu beau être dominés, ils n'ont pas eu à forcer leur talent (2-0). Deux buts inscrits dans le premier quart d'heure, derrière lesquels la Colombie a couru en vain. Et même l'interruption du match durant près de trois heures, en raison d'une tempête qui s'est abattue sur le Soldier Field de Chicago, n'a pas désatbilisé la Roja.

Le Chili, qui devait faire sans son métronome de l’entre-jeu Arturo Vidal, s'est donc parfaitement sorti du piège colombien. Et le joueur du Bayern Munich sera de retour pour ce qui devrait être, dimanche 26 juin, une toute autre paire de manches en finale face aux Argentins. L'affiche, elle, fait déjà rêver.
 

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