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Brexit : le Premier ministre David Cameron annonce son intention de démissionner

David Cameron a annoncé  son intention de démissionner de ses fonctions de Premier ministre
David Cameron a annoncé son intention de démissionner de ses fonctions de Premier ministre Adrian Dennis, AFP

David Cameron a annoncé vendredi son intention de démissionner de ses fonctions de Premier ministre après le vote des Britanniques pour un Brexit. Il avait milité pour le maintien du Royaume-Uni dans l'Union européenne.

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Le Premier ministre conservateur David Cameron, à l'origine du référendum sur le Brexit, qui a abouti à un vote en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne, va quitter ses fonctions. Il a annoncé vendredi 24 juin son intention de démissionner pour laisser à un autre le soin d'engager les négociations de sortie de l'UE.

"Les Britanniques ont pris une décision claire (...) et je pense que le pays a besoin d'un nouveau leader pour prendre cette direction", a déclaré David Cameron, qui avait milité pour le maintien dans l'UE. Il a précisé qu'il resterait en poste jusqu'à l'automne et l'élection d'un nouveau Premier ministre par son parti conservateur lors de son congrès en octobre.

"Je ferai tout ce qui est en mon pouvoir comme Premier ministre pour maintenir le navire à flot au cours des semaines et mois prochains mais il ne serait pas juste que je sois le capitaine conduisant le pays vers sa prochaine destination", a-t-il ajouté.

La démission de David Cameron pose la question de sa succession, le chef de file conservateur de la campagne pro-Brexit Boris Johnson, ancien maire de Londres, étant pressenti pour le remplacer. Celui-ci a estimé vendredi que la sortie de l’UE devrait se faire "sans précipitation". Alors qu’il sortait de chez lui, il a été hué et insulté par une foule d'une centaine de partisans de l'UE.

"Le Royaume-Uni et sa classe politiques sont dans l'incertitude"

 

Un suicide politique

David Cameron, 49 ans, faisait pourtant état d’un pedigree flatteur avant ce cuisant désaveu. Fils d'une famille fortunée, "éduqué mais pas intellectuel, déterminé mais pas dominateur, gentleman mais pas snob" selon son biographe, le journaliste Charles Moore, il avait pris les rêves du parti conservateur en 2005 pour le conduire à la victoire cinq ans plus tard. Alors âgé de 44 ans, sa victoire avait fait de lui le plus jeune Premier ministre britannique depuis deux siècles.

Conservateur modéré, inquiet du changement climatique et partisan du mariage homosexuel, il a dû durcir progressivement sa ligne contre les bureaucrates européens afin de contenir les assauts des plus eurosceptiques de son parti. Jusqu’à promettre, dès 2013, et en vue des législatives de 2015, un référendum sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE.

Une stratégie gagnante… à très court terme : les conservateurs remportent largement les élections générales, avec 329 sièges, écartant leurs alliés libéraux-démocrates et écrasant les travaillistes du même coup. Mais chose promise, chose due, Cameron s’attelle alors à organiser la consultation populaire tout en combattant farouchement l’éventualité d’un "Brexit".

Il tire aujourd’hui les enseignements de ce qu’il considère comme sa défaite. Ayant créé, sans le vouloir, les conditions d’un nouvel isolationnisme britannique, David Cameron a permis la victoire des plus eurosceptiques de ses alliés, auxquels 51,9 % des Britanniques ont choisi d’apporter leur soutien.

Avec AFP

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