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Sénégal : libéré après une grâce présidentielle, Karim Wade rejoint le Qatar

Karim Wade lors de son arrestation en avril 2013 à Dakar.
Karim Wade lors de son arrestation en avril 2013 à Dakar. AFP Archives

Karim Wade a obtenu une grâce présidentielle après trois années de détention à Dakar pour enrichissement illicite. Libéré, l'ancien ministre, et fils de l'ex-président sénégalais Abdoulaye Wade, a aussitôt rejoint le Qatar.

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Le président du Sénégal, Macky Sall, a gracié Karim Wade, le fils de son prédécesseur, qui avait été condamné à six ans de prison pour enrichissement illicite, a appris l’AFP vendredi 24 juin auprès du ministère de la Justice.

Karim Wade, fils de l'ex-président, Abdoulaye Wade, dont il fut le ministre, "a été libéré dans la nuit de jeudi à vendredi. Il a ensuite quitté Dakar pour aller au Qatar", a déclaré à l'AFP le responsable de la communication du ministère de la Justice, Soro Diop. Selon Jeune Afrique, "un émissaire qatari était arrivé à Dakar la veille et c’est avec lui qu’il s’est rendu à l’aéroport. L'avion privé qui l’attendait a décollé au petit matin de Dakar vers Doha. Mais il devrait d’abord faire escale à Paris."

Une libération attendue

Karim Wade, 45 ans, était en détention depuis plus de trois ans et avait été condamné en mars 2015 à six ans d'emprisonnement par la Cour de répression de l'enrichissement illicite (CREI), une juridiction spéciale. Il était accusé d'avoir illégalement acquis un patrimoine valorisé à 178 millions d'euros lorsqu'il était conseiller puis ministre de son père.

>> À lire sur France 24 : "Karim Wade porte plainte en France pour 'détention arbitraire' "

Sa libération était attendue, après une récente déclaration du chef de l'État sénégalais, Macky Sall, lors d'une visite en France. "Effectivement, beaucoup de personnes demandent qu'il soit élargi", avait affirmé le président dans une interview le 2 juin à Radio France internationale (RFI). "Il ne faut pas désespérer que cela puisse avoir lieu", avait-il déclaré, rappelant son pouvoir constitutionnel de grâce, et précisant, en réponse à une question, qu'une "solution" pourrait intervenir avant la fin de l'année.

Plusieurs médias sénégalais avaient ensuite rapporté l'évocation de Macky Sall le 14 juin devant d'influents chefs religieux musulmans locaux d'une libération de Karim Wade avant la fête de fin du jeûne du ramadan, prévue vers le 6 juillet cette année.

Avec AFP

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