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La CIA lève le secret sur ses gadgets d'espionnage

Le président américain George W. Bush visite les quartiers généraux de la CIA.
Le président américain George W. Bush visite les quartiers généraux de la CIA. Sygma, Getty Images

Du cadavre de rat aux fausses crottes séchées, l'Agence centrale de renseignement américaine a souvent fait preuve d'ingéniosité dans l'élaboration de ses gadgets d'espionnage.

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James Bond a des Aston Martin ultra sophistiquées, des bagues à ultrasons pour briser du verre, des montres laser, des ceintures lance-grappin et une ribambelle de gadgets élaborés. Mais en réalité, l’attirail des agents secrets de la CIA est… un peu plus modeste que celui des agents britanniques au cinéma.

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La CIA a mis en ligne sur son site les archives déclassifiées des gadgets utilisés par ses espions – en particulier pendant la guerre froide – pour transmettre des messages ou des objets en toute discrétion.

Les techniques sont souvent simples, mais efficaces : du cadavre de rat aux répliques de crottes séchées, tous les moyens sont bons pour gagner la guerre de la surveillance.

Un cadavre de rat 

Qui irait se méfier d’un malheureux rat mort abandonné au fond d’une rue sombre ? À priori, pas grand monde, sauf des agents secrets. Pendant la guerre froide, la CIA utilisait ainsi des cadavres de rats pour transmettre des messages en toute discrétion. La cavité du corps étant assez large pour contenir des petits objets ou une pellicule photo, le rat mort, jeté à un point stratégique, est une cachette parfaite dans les grandes villes. Et pour éloigner les chats de gouttière insistants, les cadavres de rongeurs étaient généralement recouverts de sauce piquante.

Une pièce de un dollar un peu creuse

Cette pièce a tout d’un dollar en argent classique, mais avec un petit truc en plus. En ouvrant le petit objet rond, un espace permet de dissimuler un message écrit ou un négatif de photos. 

Un miroir de poche codé

Aux toilettes, une femme se repoudre le nez devant un petit miroir de poche. Si tout le monde croit qu’elle se refait simplement une beauté, ce qu’elle voit dans son poudrier est un peu plus élaboré que son propre reflet. Ce faux miroir de poche contient un code dissimulé qui, incliné dans le bon angle, se révèle à celle (ou celui) qui l’observe.

Un plantoir de jardin discret

Ce plantoir de jarin, creux à l’intérieur, pouvait facilement contenir une pellicule photo, des documents ou des messages écrits. Une fois planté dans le sol, il suffisait d’enlever un petit capuchon pour accéder à son contenu. Discrétion assurée dans les jardins publics. 

Un insecte mécanique espion

Développé dans les années 1970, ce petit insecte est le premier véhicule aérien de cette taille. "L’insectothopter" possède un micro et petit moteur, alimenté par une minuscule quantité d’essence, qui lui permet de bouger ses ailes pour se déplacer dans les airs. Le projet est toutefois rapidement abandonné, l’engin étant trop complexe à contrôler en cas de temps venteux.

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Ceci n’est pas une pipe

Cette pipe doit sûrement avoir le goût de vieux circuits électroniques, mais elle a le mérite d’être redoutablement discrète. Un récepteur radio y est dissimulé et permet à son propriétaire d’écouter des messages – par "conduction osseuse", de la mâchoire au canal auditif – tout en faisant semblant de fumer (la fumée en moins).

Un pigeon-caméra ancêtre de la GoPro ? 

Les chercheurs de la CIA ont développé une petite caméra assez légère pour être portée par un pigeon. Équipés d'un petit harnet autour de leur poitrine, les votalites pouvaient ainsi parcourir une zone en particulier puis revenir au point de départ. Une petite batterie faisait tourner un micro-film et permettait d'ajuster l'obturateur. La CIA a précisé que le détail des "missions pigeons" était encore classifié. 

Des détecteurs en forme de crottes séchées 

Ces détecteurs qui ont tout l’air de crottes sèches étaient utilisés pour repérer des mouvements d'humains, d’animaux ou d’objets jusqu’à 300 mètres de distance. Parfaits dans un jardin ou une petite rue peu fréquentée, les appareils en forme d'excréments sont alimentés par de minuscules batteries et équipé d’une antenne intégrée qui transmet les données via impulsions codées.

Qui que soit le nouveau James Bond, on lui recommande vivement de prendre contact avec les ingénieurs de la CIA. 

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