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Espagne : les conservateurs en tête des législatives, Podemos possible deuxième force politique

Le Premier ministre espagnol et leader du Parti populaire, Mariano Rajoy, arrive à un bureau de vote de Madrid, dimanche 26 juin 2016, accompagné de sa femme.
Le Premier ministre espagnol et leader du Parti populaire, Mariano Rajoy, arrive à un bureau de vote de Madrid, dimanche 26 juin 2016, accompagné de sa femme. Cesar Manso, AFP

Les élections législatives espagnoles ont vu, dimanche, le Parti populaire du Premier ministre Mariano Rajoy arriver en tête, selon des sondages à la sortie des urnes. Podemos arriverait en seconde position devant le PSOE.

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Le Parti populaire (PP, droite) de Mariano Rajoy est arrivé en tête des élections législatives en Espagne, dimanche 26 juin, et l'alliance anti-austérité Unidos Podemos aurait par ailleurs ravi la deuxième place au Parti socialiste (PSOE), selon des sondages à la sortie des urnes.

D'après ces sondages, le PP obtiendrait entre 117 et 121 sièges, un score en baisse par rapport aux 123 sièges obtenus en décembre et qui reste loin de la majorité absolue à la chambre basse (176 sièges) des Cortes Generales, le Parlement espagnol.

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Les mises en garde de Mariano Rajoy contre les "expérimentations... des extrémistes et des radicaux" après le Brexit, qui a entrainé vendredi la bourse de Madrid dans la pire chute de son histoire, n'ont pas endigué la progression de la gauche radicale.

Unidos Podemos, formée par Podemos et le petit parti Izquierda Unida, héritier du Parti Communiste, gagnerait en effet entre 91 et 95 sièges, inversant le rapport de force avec le PSOE (81 à 85 élus), qui était arrivé en deuxième position lors du précédent scrutin il y a six mois.

Ensemble ces deux partis approcheraient de la majorité absolue et Pablo Iglesias, le chef de Podemos, dit vouloir former un gouvernement avec le PSOE, qu'il appelle "la vieille social-démocratie". Mais les tensions sont telles entre ces deux formations rivales que leur alliance semble improbable.

Mariano Rajoy table sur la division de la gauche pour former un gouvernement

Nombre d'analystes pensent d'ailleurs que le PSOE, fondé il y a 137 ans, préférerait former une "grande coalition" avec le PP, voire soutenir un gouvernement PP minoritaire plutôt que de s'associer à un parti qui menace son existence.

Le scénario pourrait donc être identique à celui des élections de décembre, à la suite desquelles les principaux partis n'étaient pas parvenus à s'entendre pour mettre en place une coalition gouvernementale. Comme il y a six mois, le PP ne peut compter sur l'appui des centristes de Ciudadanos (26 à 30 sièges contre 40 remportés en décembre) pour atteindre la majorité absolue, tandis qu'une coalition de gauche semble loin d'être acquise.

>> À lire sur France 24 : "Législatives espagnoles : les conservateurs espèrent tirer profit du Brexit"

Le nouveau parlement ne prendra pas ses fonctions avant le 19 juillet et ce n'est qu'alors que le roi Felipe VI pourra charger un chef de parti de tenter de former un gouvernement.

Mariano Rajoy table sur la division de la gauche pour que les autres partis le laissent former un gouvernement minoritaire en s'abstenant lors du vote d'investiture. Ils éviteraient ainsi aux électeurs exaspérés un troisième retour aux urnes.

Les premiers résultats officiels concluants étaient attendus vers 22 h 30 (20 h 30 GMT).

Avec AFP et Reuters

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