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Dans la presse

"En fait, on ne voulait pas vraiment dire 'partir'"

France 24

Au menu de cette revue de presse internationale, lundi 27 juin, l’onde de choc du Brexit, toujours. Les législatives en Espagne. Et des femmes intelligentes dans les pubs télé.

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À la une de la presse internationale, toujours, lundi matin, l’onde de choc provoquée par le Brexit.

Le Royaume-Uni est déchiré, l’Europe déboussolée, et le monde s’interroge. Aux États-Unis, The Wall Street Journal évoque un pays et un continent "confrontés aux répercussions du Brexit" - répercussions, outre-Manche, au sein de la classe politique, avec un parti conservateur qui se retrouve face à un vide, après l’annonce de la démission de David Cameron, et un parti travailliste aux prises avec une révolte ouverte et répercussions, aussi, au sein de l’UE, avec des capitales européennes qui apparaissent divisées sur la façon d’aborder les négociations avec le Royaume-Uni. Alors que The Wall Street Journal scrute l’impact politique du Brexit, The China Daily semble s’intéresser davantage à ses conséquences économiques et commerciales, notamment sur les échanges entre la Chine et le Royaume-Uni - à propos desquels le quotidien évoque de "nouveaux espoirs", l’espoir d’un "nouveau départ". En Inde, le dessin du Hindu se borne à constater que le drapeau britannique vient d’endommager l’Union européenne, une Union représentée en forme de fer à cheval. La chance européenne aurait-elle tourné ?

Au Royaume-Uni, Boris Johnson, qui a fait campagne pour le Brexit, cherche à rassurer ses compatriotes. Dans une tribune publiée par The Telegraph, l’ancien maire de Londres leur assure que leur pays continuera à avoir accès au marché unique européen, et qu’il pourra aussi conclure des accords commerciaux avec les économies en croissance hors de l'UE. "Le libre-échange, ainsi que l'accès au marché unique continuera", écrit-il, répétant qu’il n’y a pas de raison de hâter le divorce. "L'économie est entre de bonnes mains", martèle-t-il, avant d’ajouter que non, il ne détecte aucun "appétit véritable" pour un nouveau référendum sur l’indépendance de l’Ecosse, qui souhaite rester dans l’UE, comme l’a déclaré la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon. Bref, tout va pour le mieux ou presque dans le meilleur des mondes et rien n’est encore vraiment joué. L’ex-maire de Londres risque même cette déclaration "d’amour" : "Le Royaume-Uni fait partie de l’Europe. Et il en fera toujours partie". "En fait, en votant pour le Brexit, on ne voulait pas vraiment dire qu’on voulait partir", lui fait dire le dessin du Times, qui ironise sur les ambiguïtés, pour ne pas dire les mensonges des partisans du Brexit.

À la une également lundi matin, les législatives en Espagne, où les électeurs ont placé le Parti populaire du Premier ministre Mariano Rajoy en tête, devant le Parti socialiste et la coalition de gauche radicale Unidos Podemos. Comme lors des dernières élections législatives en décembre, la droite l’emporte mais sans obtenir de majorité absolue. Entre temps, les conservateurs ont gagné 14 sièges supplémentaires, ce qui amène le journal de droite El Mundo à assurer que "les Espagnols viennent d’offrir une nouvelle chance à Mariano Rajoy", et ont voté en faveur d’un "Iglexit", contre Pablo Iglesias, contre le chef du parti anti-austérité Podemos, dont la formation, alliée aux anciens communistes d’Izquierda Unida avait obtenu près de 24 % des voix en décembre mais ne recueille cette fois que 21,2 %. Pour le changement, "peut-être faudra-t-il attendre plus longtemps que ce que nous voulions", a admis hier Iglesias. La crise politique en Espagne est donc loin d’être terminée – et c’est ce que  constate El Pais, qui évoque ce matin le "scénario désolant" qui se dessine à l’issue de ce scrutin. 

Une bonne nouvelle, tout de même, pour terminer. Non, je ne vais pas vous reparler de la victoire des Bleus hier face à l’Irlande, 2 à 1, mais de la décision du groupe Unilever, qui regroupe plusieurs entreprises cosmétiques notamment, de mettre un terme à ses campagnes "sexistes". Une info rapportée par The Economic Times, en Inde, qui cite ce chiffre, sur lequel je vous laisse tout loisir de méditer: d’après le géant anglo-néerlandais, seules 2 % des publicités diffusées à la télé mettent en scène des femmes intelligentes.

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