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Brexit : Boris Johnson renonce, May et Gove candidats à la succession de David Cameron

La ministre de l'Intérieur, Theresa May, et son collègue à la Justice, Michael Gove, tous deux candidats à la succession de David Cameron.
La ministre de l'Intérieur, Theresa May, et son collègue à la Justice, Michael Gove, tous deux candidats à la succession de David Cameron. Leon Neal, AFP

Ministres et anciens ministres du parti conservateur britanniques se bousculent pour tenter de succéder à David Cameron, qui démissionnera en septembre. Michael Gove, à la Justice, et Theresa May, à l'Intérieur, se sont déclarés jeudi.

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À l’exception notable de Boris Johnson, l’ancien maire de Londres qui vient d'annoncer à la surprise générale qu'il ne serait pas candidat pour entrer au 10, Downing Street, pontes et ministres du Parti conservateur britannique se bousculent pour tenter de succéder à David Cameron, qui démissionnera en septembre. Michael Gove, à la Justice, et Theresa May, à l'Intérieur, se sont déclarés jeudi.

Si le Premier ministre britannique David Cameron n’est pas pressé d’engager les négociations pour conduire au Brexit, les candidats à sa succession en septembre, date annoncée de sa démission, sont déjà sur la ligne de départ. Jeudi 30 juin, en fin de matinée, trois membres du parti conservateur, tous en faveur de la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne (UE), se sont successivement déclarés candidats : Michael Gove, ministre de la Justice, Andrea Leadsom, ministre de l’Énergie, et Theresa May, ministre de l’Intérieur. Cette dernière, plutôt eurosceptique, avait toutefois suivi Cameron, mais timidement dans sa campagne.

Le ministre du Travail, Stephen Crabb, et l'ancien secrétaire d'État à la Défense, Liam Fox, étaient les deux seuls candidats jusque-là.

 

Boris Johnson, député et ex-maire de Londres, a créé la surprise en prenant la parole peu avant la limite de dépôt des candidatures, fixée à jeudi midi (13h en France), pour annoncer qu’il renonçait à se présenter. Après avoir consulté ses proches et "au vu des circonstances au sein du Parlement", il a conclu qu’il ne pourrait être le prochain chef des conservateurs, et donc Premier ministre.

Vers un duel May-Johnson ?

Boris Johnson était vu comme le principal adversaire de Theresa May. Mais, après son renoncement, Michael Gove devrait tenir ce rôle. Le ministre de la Justice, qui était vu jusqu’à jeudi comme un soutien de l’ex-maire de Londres, avait une première fois déjoué les pronostics en se déclarant candidat, plus tôt dans la matinée.

Sur l'ensemble des candidats toujours en lice, deux seulement seront retenus par les députés tories avant d’être départagés par l'ensemble des membres du Parti conservateur. Un sondage, effectué par l'institut YouGov pour le quotidien The Times avant que Boris Johnson se retire de la course, montre que la ministre de l’Intérieur est le premier choix des adhérents conservateurs, avec 36 % de soutiens, contre 27 % pour Johnson. Suivent Andrea Leadsom et Stephen Crabb, à égalité (7 %). Dans le cas de figure où elle aurait été opposée à Johnson au cours du duel final, May aurait reçu le soutien de 55 % des membres du Parti conservateur contre 38 % pour Johnson, précisait le sondage YouGov.

"Le gouvernement est une affaire sérieuse"

Theresa May avait déjà annoncé sa candidature à demi-mots dans une tribune publiée jeudi en une du Times, promettant ainsi : "Je réunifierai la Grande-Bretagne". Elle y critiquait Boris Johnson de façon à peine voilée, tentant de retourner le profil fantasque, mais très populaire, de celui qu’elle croyait être son adversaire contre lui : "Certains devraient se rappeler que le gouvernement n'est pas un jeu, c'est une affaire sérieuse qui a des conséquences réelles sur la vie des gens", taclait-t-elle.

Une autre personnalité a également annoncé qu’elle ne concourrait pas : le ministre des Finances, George Osborne, qui avait fait campagne au côté de David Cameron pour le "Remain". "Je ne suis pas la personne capable d'apporter l'unité dont mon parti a besoin en ce moment", a-t-il écrit dans une tribune également publiée par le Times, le 27 juin.

Avec Reuters et AFP

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