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Euro-2016 : les secrets de la folle épopée du pays de Galles

Les joueurs gallois après leur fol exploit contre la Belgique (3-1), en quarts de finale de l'Euro.
Les joueurs gallois après leur fol exploit contre la Belgique (3-1), en quarts de finale de l'Euro. Miguel Medina, AFP

Invité surprise des demi-finales de l’Euro-2016, le pays de Galles, qui affrontera le Portugal mercredi, ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Retour sur les secrets de la réussite d’une équipe épatante menée par Gareth Bale.

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Pour leur premier Euro, les Dragons gallois ont frappé très fort puisqu'ils se préparent à disputer les demi-finales contre le Portugal, mercredi. Versés dans un groupe compliqué avec l’Angleterre, la Russie et la Slovaquie, les hommes de Chris Coleman ont terminé à la surprise générale premiers, malgré une défaite contre l’Angleterre (1-2), avant de battre l’Irlande du Nord (1-0) en huitièmes. Le pays de Galles a surtout signé l’exploit des quarts de finale en éliminant la Belgique, un des grands favoris de la compétition, au terme d’un match épique à Lille (3-1).

S’ils ont misé pendant la phase de groupe sur la solidité de leur système en 3-5-2, sur la vision du jeu et la finesse technique d’Aaron Ramsey, le stratège d’Arsenal façonné par Arsène Wenger, et sur les exploits répétés de leur attaquant de classe mondiale Gareth Bale, les Gallois ont prouvé contre la Belgique que leur point fort résidait surtout dans leur maîtrise collective.

Leur performance historique a également été obtenue grâce à un esprit d’équipe exemplaire, à une patience et à un sens du sacrifice salvateurs, surtout quand l’édifice mis en place par Chris Coleman se met à tanguer. Bousculés par les Diables rouges en début de match et rapidement menés au score, les Gallois n’ont jamais paniqué. Au lieu de se résigner, ils se sont révoltés, et ont fini par marquer trois buts face à un Thibaut Courtois incrédule devant tant d’efficacité.

Joe Allen, l’homme à tout faire des Dragons

Leur capitaine, Ashley Williams, incarne parfaitement les valeurs et la détermination de cette sélection. Le solide arrière-central de Swansea ne se contente pas de contenir les attaquants adverses. Son jeu de tête, parfaitement connu des amateurs de Premier League, est également redoutable sur les coups de pied arrêtés offensifs. C’est lui qui d’un violent coup de casque a égalisé contre la Belgique.

Un autre joueur, moins charismatique d’apparence, est tout aussi indispensable aux Dragons. Il s’agit de Joe Allen, le milieu de terrain de poche (1,68 m) de Liverpool. Depuis le début de l’Euro, il est au four et au moulin : il colmate les brèches, gratte des ballons dans les pieds de ses adversaires, relance proprement, temporise quand il le faut, tout en replaçant ses coéquipiers. Un travail de l’ombre qui soulage énormément la défense galloise et qui libère les joueurs offensifs.

Deux absences préjudiciables

Son compère de l’entrejeu à la barbe foisonnante Joe Ledley est lui un rouage essentiel du système Coleman. Teigneux et jamais avare d’efforts, il harcèle inlassablement les milieux adverses. Malgré une fracture du péroné subie au début du mois de mai, le milieu de Crystal Palace, qui est aussi le boute-en-train de la sélection, a tout fait pour se remettre sur pieds avant l'Euro. Il n’avait toutefois pas prévu de rester aussi longtemps en France, puisqu’il a été contraint de repousser son mariage, prévu la vieille de la finale.

Et que dire de l’avant-centre des Dragons Hal Robson-Kanu, qui présente la particularité d’être sans club depuis la fin de son contrat avec Reading, le 30 juin. Il a déjà inscrit deux buts depuis le début de la compétition, dont un mémorable contre la Belgique, au terme d’une feinte géniale qui a laissé sur place trois Diables rouges. Aussi rapide qu’habile devant le but, il est désormais dans le viseur de plusieurs clubs de Premier League.

Seule ombre au tableau de Chris Coleman avant d’affronter le Portugal de Cristiano Ronaldo, son onze de départ sera privé de son créateur Aaron Ramsey, suspendu à cause de deux cartons jaunes, et du défenseur de Tottenham Ben Davies.

Des absences préjudiciables que le collectif gallois tâchera de faire oublier pour continuer à rêver d'un sacre à la danoise (Euro-1992) ou à la grecque (Euro-2004).

 

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