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Syrie : des rebelles islamistes coupables de crimes de guerre, selon Amnesty International

Capture d'écran extraite d'une vidéo de propagande du groupe rebelle islamiste Ahrar al-Sham, publiée en 2013.
Capture d'écran extraite d'une vidéo de propagande du groupe rebelle islamiste Ahrar al-Sham, publiée en 2013. AFP

Selon Amnesty International, des groupes rebelles islamistes en Syrie sont coupables "d'exécutions sommaires et de torture". L'ONG appelle la communauté internationale à cesser de soutenir les responsables de crimes de guerre.

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Des groupes de rebelles islamistes sont coupables de crimes de guerre en Syrie, selon Amnesty International. Dans un rapport publié mardi 5 juillet, l'ONG de défense des droits de l'Homme appelle la communauté internationale à cesser tout soutien aux mouvements responsables de crimes de guerre.

Elle pointe notamment du doigt des groupes armés syriens présents dans le nord de la Syrie, dans les provinces d'Alep et d'Idleb, et "dont certains auraient le soutien du Qatar, de l'Arabie saoudite, de la Turquie et des États-Unis".

"À Alep et à Idleb aujourd'hui, les groupes armés ont le champ libre pour commettre en toute impunité des crimes de guerre et d'autres violations du droit humanitaire international", souligne Amnesty, qui dénonce "une vague glaçante d'enlèvements, tortures et exécutions sommaires".

Amnesty cite ainsi le groupe rebelle islamiste Noureddine Zinki, le Front al-Chamia et la Division-16, qui font tous trois partie de la coalition islamiste "Fatah Halab" ("la conquête d'Alep"), mais aussi le puissant groupe salafiste armé Ahrar al-Cham, soutenu par l'Arabie saoudite, et les jihadistes du Front al-Nosra, la branche syrienne d'Al-Qaïda.

"Beaucoup de civils vivent dans la peur constante d'être enlevés"

Le rapport d'Amnesty recense "24 cas d'enlèvements par des groupes armés entre 2012 et 2016", ciblant notamment "des militants pacifiques ou même des enfants", ainsi que des minorités religieuses. "Beaucoup de civils vivent dans la peur constante d'être enlevés, s'ils critiquent la conduite des groupes armés, ou s'ils ne respectent pas les règles strictes qu'ils leur imposent", souligne l'ONG. "Il y a aussi cinq cas entre 2014 et 2015 où des personnes affirment avoir été torturées" par le groupe Noureddine Zinki et le Front al-Nosra.

Amnesty rapporte des exécutions sommaires conduites par le Front al-Chamia, par al-Nosra et les puissants tribunaux islamistes qui leur sont affiliés et rendent justice en vertu de la charia, la loi islamique.

"Parmi ceux qui ont été tués, on compte des civils -notamment un adolescent de 17 ans accusé d'être gay et une femme accusée d'adultère", souligne l'ONG.

Amnesty en appelle aux pays du Groupe international de soutien à la Syrie (GISS), notamment les États-Unis, le Qatar, la Turquie et l'Arabie saoudite, pour "cesser tout transfert d'armes ou tout autre soutien aux groupes impliqués dans des crimes de guerre ou d'autres violations flagrantes".

Déclenchée en 2011, la révolte en Syrie contre le régime de Bachar al-Assad s'est transformée en guerre dévastatrice, dans laquelle sont impliqués des acteurs régionaux et internationaux. Elle a fait plus de 280 000 morts et des millions de déplacés.

Avec AFP

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