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E-mailgate : le FBI ne recommande pas de poursuites contre Hillary Clinton

L'ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton, le 28 juin 2016 en Californie.
L'ancienne secrétaire d'État Hillary Clinton, le 28 juin 2016 en Californie. Robyn Beck, AFP

"Aucune poursuite ne s'impose" à l'encontre d'Hillary Clinton, estime le FBI qui avait entendu, samedi, la candidate à la présidentielle dans le cadre de l'enquête sur son utilisation d'une messagerie privée lorsqu'elle était secrétaire d'État.

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Le FBI a recommandé, mardi 5 juillet, de ne pas poursuivre Hillary Clinton dans le cadre de l’affaire des e-mails envoyés par un serveur privé. "Aucune poursuite ne s'impose", a déclaré, devant la presse, le chef de la police fédérale américaine, James Comey, tout en concluant que l'ex-secrétaire d'État avait fait preuve d'une "négligence extrême".

Certains des e-mails envoyés par Hillary Clinton en utilisant un serveur privé étaient classés "secrets" et des "personnes mal intentionnées" telles que des espions étrangers ont théoriquement pu y avoir accès, a précisé le patron du FBI. L'ancienne responsable de la diplomatie américaine n'a selon lui cependant "pas eu l'intention" de violer la loi. Les conclusions du FBI n'ont fait l'objet d'aucune interférence de la part du ministère de la Justice, a également tenu à assurer James Comey.

>> À lire sur France 24 : "L’affaire des e-mails plombe à nouveau la campagne d’Hillary Clinton"

Vendredi, la ministre américaine de la Justice, Loretta Lynch, avait indiqué qu'elle se rangerait aux recommandations du FBI et des procureurs impliqués dans cette enquête ultra-sensible. Candidate démocrate à la présidentielle du 8 novembre, Hillary Clinton a en effet vu sa campagne empoisonnée par cette affaire de messagerie privée qu'elle a utilisée à des fins professionnelles.

"Mais elle considère désormais que l’affaire est close, rapporte Gallagher Fenwick, correspondant de France 24 à Washington. Les républicains n’ont toutefois pas la même lecture et pointent les accusations du patron du FBI concernant le manque de professionnalisme pour démontrer qu’elle n’est pas faite pour être présidente des États-Unis."

Une rencontre qui fait polémique

L’affaire a connu, en outre, un rebondissement en la personne de Loretta Lynch. La ministre est au centre d'une vive polémique pour avoir rencontré la semaine dernière Bill Clinton, l’époux de la candidate démocrate. L’intéressée a affirmé que la rencontre avec l'ex-président était purement fortuite et que la conversation impromptue avait porté sur des sujets sans rapport avec les dossiers dont elle était chargée.

Mais les républicains se sont engouffrés dans la brèche, dénonçant une initiative de Bill Clinton au minimum maladroite, voire proprement scandaleuse. Donald Trump, le candidat républicain à la Maison Blanche, a dénoncé l’entrevue comme un arrangement illégal.

>> À lire sur France 24 : "Hilary Clinton, la secrétaire d'État qui aimait trop les e-mails privés"

"La rencontre entre Bill [et Loretta Lynch] a probablement été amorcée et voulue par Hillary !", avait tweeté Donald Trump. Après la recommandation du FBI, le candidat républicain n’a pas changé de ton. "Le directeur du FBI dit que Hillary la malhonnête a mis en péril notre sécurité nationale. Et pas de poursuites ! Waouh !", a-t-il écrit sur Twitter.

Avec AFP

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