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SYRIE

Reprise des bombardements à Alep, nouvelle trêve décrétée par Damas

Des secouristes syriens portent le corps d'une victime, jeudi 7 juillet 2016, après un bombardement sur la ville d'Alep.
Des secouristes syriens portent le corps d'une victime, jeudi 7 juillet 2016, après un bombardement sur la ville d'Alep. Thaer Mohammed, AFP
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Alors que les habitants d'Alep ne savent pas s'ils pourront être approvisionnés en nourriture et autres produits de première nécessité après de nouveaux bombardements, la trêve annoncée par Damas a été prolongée de 72 heures.

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Les habitants des secteurs rebelles d'Alep vivaient, samedi 9 juillet, dans la crainte de pénuries après que les forces du régime ont coupé la dernière route d'approvisionnement de cette partie de la ville du nord de la Syrie, selon un correspondant de l'AFP sur place.

Le régime de Bachar al-Assad a par ailleurs prolongé de 72 heures une trêve entrée en vigueur mercredi et durant laquelle l'armée syrienne a poursuivi son offensive pour encercler Alep et continué de bombarder des secteurs rebelles.

Les bombardements ont ainsi repris samedi sur les quartiers rebelles d'Alep, tuant quatre civils, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH). D'après la Défense civile dans la partie rebelle, l'un de ses centres a été visé, tuant l'un de ses volontaires.

Quelque 200 000 personnes vivent dans les quartiers est de l'ancienne capitale économique de la Syrie, contrôlés par les rebelles depuis 2012 et que le régime syrien, qui tient la partie ouest, cherche à assiéger et reprendre.

"Il y a deux jours, je suis allé au marché et j'ai fait le plein d'essence pour ma moto. Aujourd'hui, je n'ai pas trouvé une seule tomate", se plaignait samedi Bilal Qaterji, employé dans le textile dans le quartier rebelle de Boustane al-Qasr.

Malgré les tentatives des rebelles de les repousser, les forces prorégime se trouvaient samedi à moins de 500 mètres de la route du Castello, au nord d'Alep.

Depuis jeudi, elles peuvent surveiller et tirer sur toute personne ou tout véhicule empruntant cet axe utilisé par les civils et les rebelles, qui se retrouvent bloqués. Vendredi, un homme et ses deux enfants ont péri dans des bombardements sur cette route, a indiqué l'OSDH.

"Je crains que la route du Castello ne reste coupée encore longtemps : cela va entraîner des pénuries de pain et de produits de première nécessité", s'inquiète Ahmad Kanjou, père de quatre enfants et au chômage.

Les frappes du régime se poursuivent à l'est de Damas

En Syrie, près de 600 000 personnes vivent dans 18 zones ou localités assiégées, dans la plupart des cas par les forces gouvernementales, sans accès à la nourriture ni à une aide médicale.

Ripostant à l'avancée des prorégime, les insurgés ont lancé des tirs intenses de roquettes contre la partie progouvernementale d'Alep, faisant vendredi 41 morts en grande majorité des civils, dont 14 enfants, et 200 blessés, selon un nouveau bilan de l'OSDH. Les médias officiels, eux, ont parlé de 43 morts et 300 blessés.

"Il y a beaucoup de morts dans la partie gouvernementale, car la population y est cinq fois plus importante que celle dans la partie rebelle", soit un million de personnes, a affirmé le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane.

L'armée syrienne a toutefois annoncé samedi qu'elle prolongeait de 72 heures la trêve qu'elle avait décrété mercredi et qui a expiré vendredi à minuit, selon l'agence officielle Sana.

Mais les frappes du régime se poursuivaient également à l'est de Damas, où le régime a réussi à reprendre la localité du Midaa, dans la Ghouta orientale, coupant ainsi une des routes principales d'approvisionnement du groupe islamiste Jaich al-Islam, selon l'OSDH.

Ce groupe soutenu par l'Arabie saoudite contrôle la plus grande partie de la banlieue est de la capitale, zone régulièrement bombardée par les forces gouvernementales et par l'aviation russe. Jaich al-Islam est accusé par le régime de bombarder Damas.

Avec AFP

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