Accéder au contenu principal

Sortie de crise au Burundi : le gouvernement refuse de s'asseoir avec l'opposition

Le Burundi du président Pierre Nkurunziza traverse une grave crise politique depuis avril 2015.
Le Burundi du président Pierre Nkurunziza traverse une grave crise politique depuis avril 2015. AFP

La cérémonie d'ouverture du dialogue de sortie de crise au Burundi, qui devait avoir lieu ce mardi à Arusha en Tanzanie, a finalement été annulée. Le gouvernement du président Pierre Nkurunziza refuse de s'asseoir avec l'opposition.

PUBLICITÉ

La cérémonie d'ouverture du dialogue de sortie de crise au Burundi, qui devait avoir lieu, mardi 12 juillet, à Arusha en Tanzanie, a finalement été annulée. Le gouvernement burundais a dénoncé la présence de figures de l'opposition et de la société civile, selon plusieurs participants. Le gouvernement du président Pierre Nkurunziza a jusqu'à présent refusé de discuter avec ces responsables, qu'il accuse d'être derrière une tentative de putsch en mai 2015 et les violences actuelles.

"Jean Minani, (Pacifique) Nininahazwe et Armel Niyongere sont poursuivis par la justice et ne peuvent être conviés au dialogue", a justifié dans un tweet Willy Nyamitwe, responsable de la communication présidentielle et membre de la délégation du pouvoir. Jean Minani est le président du Cnared, la principale coalition de l'opposition, dont le gouvernement ne veut pas entendre parler. Pacifique Nininahazwe et Armel Niyongere sont deux des principales figures de la société civile à la tête du mouvement "Halte au 3e mandat", à l'origine des manifestations contre la candidature de Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, l'an dernier.

Pour voir les images et vidéos sur vos tablettes et mobiles, cliquez sur ce lien.

À Arusha, "le gouvernement du Burundi refuse de s'asseoir avec des putschistes présumés", a ajouté dans un tweet Evelyne Butoyi, une sénatrice également membre de la délégation gouvernementale.

Tous les groupes représentés

Organisés par l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, nommé médiateur par la Communauté des États d'Afrique de l'Est (EAC), ces pourparlers devaient, en théorie, réunir pendant trois jours des représentants du gouvernement, des partis politiques, des confessions religieuses et de la société civile du Burundi. Le pays est plongé depuis plus d'une année dans une profonde crise, née de la décision du président Nkurunziza de briguer un 3e mandat, qui a déjà fait plus de 500 morts et poussé plus de 270 000 burundais à l'exil.

Contrairement au premier round des discussions du 21 au 24 mai à Arusha, où les opposants n'étaient qu'une poignée sur les quelque 90 invités, tous les groupes étaient représentés mardi.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.