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Contentieux en mer de Chine : la Cour d'arbitrage désavoue Pékin

Pékin considère comme relevant de sa souveraineté la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, réputée riche en hydrocarbures, au grand dam de pays riverains.
Pékin considère comme relevant de sa souveraineté la quasi-totalité de la mer de Chine méridionale, réputée riche en hydrocarbures, au grand dam de pays riverains. STR, AFP

La Cour permanente d'arbitrage (CPA) a rendu sa décision et désavoué Pékin dans un contentieux l'opposant aux Philippines en mer de Chine. La Chine a d'ores et déjà déclaré qu'elle ne reconnaissait pas l'autorité de cette cour.

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La Chine n'a pas de "droit historique" sur la majorité des eaux stratégiques de la mer de Chine méridionale, particulièrement sur les îles Spratleys et Paracels, a indiqué mardi 12 juillet la Cour permanente d'arbitrage (CPA) de La Haye. Cette décision est une victoire pour Manille dans le contentieux territorial qui l'oppose à la Chine depuis 2013.

Pékin, qui avait boycotté les audiences à la CPA sur l'affaire, n'a pas attendu pour réagir avec véhémence, rejetant catégoriquement ce jugement "nul et non avenu".

"Une décision nulle et non avenue", selon Pékin

La Chine considère en effet que la quasi-totalité de cette zone, réputée riche en hydrocarbures, relève de sa souveraineté. Et ce, au grand dam de pays riverains aux prétentions rivales : les Philippines, le Vietnam, la Malaisie et le Brunei.

Pour justifier sa présence dans la zone, Pékin s'appuie sur une délimitation en "neuf pointillés" apparue sur des cartes chinoises datant des années 1940, appelée "ligne des neufs traits". Dans cette zone, la Chine y a agrandi des îlots ou récifs et a implanté des pistes d'atterrissage, des ports, des phares sur des récifs. La marine a, quant à elle, mené des exercices militaires entre l'archipel des Paracels et l'île chinoise de Hainan (sud de la Chine).

Washington appelle au calme

Les autorités chinoises avaient déjà fait savoir qu'elles ne tiendraient aucun compte d'un verdict n'allant pas dans leur sens. Depuis plusieurs mois, le gouvernement de Xi Jinping martèle que cette cour n'a pas compétence sur cette affaire.

"L'arbitrage est invalide", titrait ainsi en une, mardi, le China Daily, quotidien officiel. De son côté, l'agence de presse officielle Chine nouvelle publiait des articles intitulés : "L'arbitrage en mer de Chine méridionale viole le droit international, selon un expert chinois", "La Cour permanente d'arbitrage ne doit pas être utilisée à des fins politiques", "La mer où les pêcheurs chinois vivent et meurent".

Du côté de la communauté internationale, le ton s’est durci. Donald Tusk, le président du Conseil européen a exhorté la Chine à respecter le système juridique international. Washington a demandé à toutes les parties de s'abstenir de déclarations ou d'actions provocatrices.

Avec AFP

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