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Obama à Dallas après une semaine de violences sur fond de tensions raciales

Le président américain lors de son discours à Dallas, le 12 juillet 2016.
Le président américain lors de son discours à Dallas, le 12 juillet 2016. Mandel Ngan, AFP

Barack Obama a pris la parole, mardi, à Dallas, à l’occasion d’une cérémonie interconfessionnelle en mémoire des cinq policiers abattus lors d’une manifestation dans la ville, la semaine dernière. Il a tenté de d'apaiser les tensions.

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Après avoir écourté sa tournée européenne, Barack Obama s'est rendu le 12 juillet à Dallas pour rendre hommage aux cinq policiers blancs abattus quatre jours auparavant et apaiser une ville en proie à de vives tensions raciales. Le tueur, Micah Johnson, avait affirmé qu'il entendait tuer des Blancs, "en particulier des policiers blancs", en réponse à la mort de deux Noirs, tués la même semaine par des forces de l'ordre en Louisiane et dans le Minnesota.

"Je sais que les Américains sont à la peine en ce moment avec tout ce à quoi nous avons assisté depuis une semaine", a d'abord relevé Barack Obama citant les drames survenus dans ces deux États. Il a qualifié les événements de Dallas "d'acte non seulement de violence folle mais également de haine raciale. Et ça nous a laissé meurtris et en colère".

Mais dans son long discours, le président américain a surtout cherché à unifier la nation. "Je suis ici pour dire que nous devons rejeter le désespoir. Je suis ici pour insister sur le fait que nous ne sommes pas aussi divisés qu'il y paraît", a déclaré le président américain lors d'une cérémonie œcuménique à laquelle assistaient également son épouse Michelle, l'ancien président George W. Bush et son épouse Laura, ainsi que  le vice-président des États-Unis, Joe Biden.

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Briser un cercle dangereux

"Vous tous, à Dallas, vous nous avez montré le sens de la persévérance et de l'espérance", a-t-il ajouté, rendant hommage aux policiers de la ville. "Après les tueries, le maire Rawlings et le chef [de la police] Brown, un homme blanc et un homme noir, de milieux différents, ont travaillé pas seulement pour restaurer l'ordre mais pour unifier la population avec force, grâce et sagesse", a ajouté Barack Obama qui a ensuite remercié les deux hommes pour "leur puissant exemple". "Je suis fier de vous", a clamé le président. 

"Je ne suis pas naïf. J'ai vu comme l'esprit d'unité né d'une tragédie peut se dissiper petit à petit", a-t-il relevé. "Si nous ne pouvons parler avec honnêteté et ouvertement (...) avec ceux qui ont une apparence différente de la nôtre, ou qui apportent une perspective différente, alors nous ne pourrons jamais briser ce cycle dangereux", a prévenu le président américain.

Les cinq policiers – Brent Thompson, Patrick Zamarripa, Michael Krol, Lorne Ahrens et Michael Smith – étaient représentés par une chaise vide sur laquelle avait été déposé un drapeau américain plié et une casquette de policier.


Trouver des "solutions concrètes"

Ces violences et les débats qui ont suivis sont survenus à quelques mois de la fin du mandat de Barack Obama, à qui certains reprochent son manque d'implication sur les questions raciales depuis son arrivée au pouvoir. Les deux morts coup sur coup d'hommes noirs sous les balles de policiers sont le symbole d'un "grave problème" dans la société américaine, avait-il assuré vendredi depuis Varsovie où il participait à un sommet de l'Otan, avant d'apprendre la tuerie de Dallas. Déplorant le fait que son pays avait vécu "trop de fois des tragédies" comme celles-ci, le premier président noir des États-Unis avait appelé la police à entreprendre des réformes.

Il doit rassembler mercredi à la Maison Blanche des représentants des forces de l'ordre, des militants des droits civiques, des universitaires et des élus locaux pour "dégager des solutions concrètes", selon les termes de l'exécutif, face à la méfiance et la crainte qui dominent dans de nombreuses communautés.

David Brown, chef de la police de Dallas, homme noir à la tête d'une des polices les plus importantes du pays, a trouvé un ton et un message qui ont résonné bien au-delà des frontières du Texas. Dès vendredi, cet homme qui a vécu, depuis la fin des années 1980, la mort de son ancien coéquipier, de son frère et de son fils, tous tués par balles, a appelé à combler le fossé entre police et citoyens et à renouer les fils du dialogue.

Avec AFP

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