ROYAUME-UNI

L'ex-maire de Londres Boris Johnson nommé ministre des Affaires étrangères

Oli Scarff, AFP | L'ancien maire de Londres, Boris Johnson, à Manchester le 15 avril 2016.

L'ancien maire de Londres et le leader du camp pro-Brexit, Boris Johnson, a été nommé, mercredi, ministre des affaires étrangères dans le nouveau gouvernement conservateur de la nouvelle Première ministre Theresa May.

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L'ancien maire de Londres et figure de proue du camp pro-Brexit, Boris Johnson, a été nommé mercredi 13 juillet ministre des Affaires étrangères, ont annoncé les services de la nouvelle Première ministre Theresa May.

"La reine a approuvé la nomination de Boris Johnson en tant que ministre des Affaires étrangères", a déclaré Downing Street dans un communiqué.

Son rôle dans les relations futures entre la Grande-Bretagne et le bloc communautaire européen devrait cependant être limité dans la mesure où Theresa May a prévu de créer un nouveau ministère spécialement chargé de cette question.

Bénédicte Paviot, correspondante de France 24 à Londres, rappelle, par ailleurs, que Boris Johnson "a déjà fâché beaucoup de monde"; faisant notamment référence aux mots malheureux que l'ancien maire de Londres a eu pour Barack Obama et Hillary Clinton.

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"Boris Johnson a déjà fâché beaucoup de monde"

Boris Johnson, qui apparaissait comme le favori pour succéder à David Cameron à la tête du Parti conservateur et du gouvernement, avait renoncé à se présenter, le 30 juin dernier. Un coup de théâtre pour ce trublion de la vie politique qui avait pourtant battu le pavé et la campagne anglaise sans relâche pour convaincre une majorité de Britanniques de "reprendre le contrôle" de leur destin.

>> À lire sur France 24 : "Succession de David Cameron : pourquoi Boris Johnson renonce"

"Boris a perdu le respect de beaucoup de monde"

Traitre, menteur, lâche... Insulté devant son domicile, conspué par des manifestants devant le Parlement, ridiculisé sur Internet, celui qui a été l'un des hommes politiques préférés des Britanniques pendant ses huit années à la mairie de Londres est devenu, pendant les quelques jours qui ont suivi le Brexit, l'ennemi public numéro 1, en particulier dans sa ville cosmopolite et pro-UE.

>> À voir sur France 24 : "Boris Johnson "exécuté par le Brexit""

"Boris a perdu le respect de beaucoup de monde", déclarait ainsi à l'AFP Clare Johnson, une institutrice londonienne qui manifestait récemment à Trafalgar Square contre le Brexit.

Loin de faire taire les accusations de mensonges et d'impréparation, "BoJo" s'était contenté, après l'annonce des résultats du Brexit, de se montrer rassurant, en affirmant que le pays "ne tournait pas le dos à l'Europe", sans offrir pour autant de stratégie concrète.

Si cette attitude a indigné son propre camp, personne ne pensait qu'elle annonçait un abandon pur et simple par un homme dont les ambitions semblaient cultivées depuis l'enfance. Un abandon qui n'aura finalement duré que deux semaines.

Avec AFP

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