FRANCE

Hollande confirme la fin de l'état d'urgence après le Tour de France

Le président François Hollande à la tribune officielle lors du défilé du 14 juillet 2016 sur les Champs-Élysées.
Le président François Hollande à la tribune officielle lors du défilé du 14 juillet 2016 sur les Champs-Élysées. Stéphane de Sakutin, Pool, AFP

L'état d'urgence, décrété après les attentats du 13 novembre, ne sera pas prolongé au-delà du 26 juillet, a annoncé le président François Hollande jeudi, lors de son interview du 14 juillet.

Publicité

Le président français François Hollande a confirmé jeudi, lors de son interview du 14 juillet, la levée de l'état d'urgence le 26 juillet prochain. Il prendra donc fin avec l'arrivée du Tour de France cycliste.

Instauré il y a huit mois, après les attentats du 13 novembre 2015 qui ont fait 130 morts à Paris et en Seine-Saint-Denis, l'état d'urgence "ne peut pas être prolongé éternellement", a déclaré le président sur TF1 et France 2.

"Cet état d'urgence, j'ai considéré qu'il fallait le prolonger jusqu'au moment où nous puissions être sûrs que la loi pouvait nous donner des moyens nous permettant de prévenir la menace terroriste avec efficacité", a déclaré le président de la République, en référence à la loi sur la procédure pénale promulguée en juin. Cette loi a été votée "à une très large majorité, presque à l'unanimité", et "va nous donner des instruments d'action qui sont non pas comparables à l'état d'urgence, mais qui nous donnent des moyens de contrôle administratif de certains individus", a-t-il développé.

Vigipirate au niveau maximum

Prolongé deux fois, le régime d’état d’urgence a fait l'objet de nombreuses critiques et a vécu quelques évolutions. Une nouvelle prolongation "n'aurait aucun sens" a expliqué François Hollande. "Ça voudrait dire que nous ne serions plus une république avec un droit qui pourrait s'appliquer en toutes circonstances", a ajouté le chef de l'État.

Face aux menaces qui demeurent, le dispositif français de lutte contre le terrorisme Vigipirate sera maintenu au niveau maximum, a ajouté François Hollande.

Si le dispositif Sentinelle passera de 10 000 à 7 000 hommes, "les effectifs de policiers et de gendarmes seront maintenus", a-t-il précisé.

Avec AFP et Reuters

Le résumé de la semaineFrance 24 vous propose de revenir sur les actualités qui ont marqué la semaine