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Fusillade de Baton Rouge : l'homme qui a abattu les trois policiers était un ancien Marine

Un agent de police de Baton Rouge (Louisiane) en patrouille dans les rues après la mort de trois policiers lors d'une fusillade, le 17 juillet 2016.
Un agent de police de Baton Rouge (Louisiane) en patrouille dans les rues après la mort de trois policiers lors d'une fusillade, le 17 juillet 2016. Sean Gardner, AFP

L'homme qui a abattu trois policiers dimanche à Baton Rouge était un ancien membre du corps des Marines, ayant notamment servi en Irak. Depuis début juillet, la capitale de la Louisiane est marquée par de fortes tensions raciales.

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C'est un ancien membre du corps des Marines américain qui a abattu trois policiers à Baton Rouge, en Louisiane, dans le sud des États-Unis, dimanche 17 juillet. Identifié comme Gavin Eugene Long, il y avait servi pendant cinq ans, de 2005 à 2010, dont six mois, entre juin 2008 et janvier 2009, dans le conflit irakien. Le jeune noir-américain de 29 ans, originaire de Kansas City (Missouri), a été tué lors de la fusillade qui a éclaté vers 09h00 alors que les agents intervenaient après le signalement d'un homme armé, à moins d'un kilomètre du quartier général des forces de l'ordre.

"Pour l'instant, nous ne connaissons pas les mobiles du tireur", a déclaré de la Maison Blanche le président Barack Obama dans une intervention spéciale. Mais le tireur semble avoir agi seul, selon un responsable de la police de Louisiane, qui s'exprimait lors d'une conférence de presse.

L'année dernière, Gavin Eugene Long avait fait légalement procéder au changement de son nom pour devenir "Cosmo Ausar Setepenra", une façon de marquer son appartenance proclamée à la Nation Washitaw, un groupe d'Afro-Américains disant être une nation souveraine au même titre que les Amérindiens aux États-Unis.

La mort d'un jeune noir, tué par la police dans la même ville début juillet, a provoqué une vague d'indignation et de manifestations à Baton Rouge. 

"Un acte méprisable"

"La violence n'est pas LA réponse (c'est une réponse)", avait-il écrit sur son compte Twitter, par ailleurs rempli de propos dénonçant les Blancs, toujours d'après les médias, qui relèvent qu'un des policiers qu'il a tués était noir.

"Nous ne savons pas si le tireur avait l'intention de s'attaquer à des policiers, ou s'il les a abattus alors qu'ils répondaient à un appel", a insisté Barack Obama. "Rien ne peut justifier la violence" contre les policiers, a souligné le président américain.

"C'est un acte méprisable et une attaque contre notre mode de vie même", a quant à lui réagi le vice-président Joe Biden.

Baton Rouge a été marquée par de nombreuses manifestations contre les violences policières après la mort début juillet d'Alton Sterling, un vendeur ambulant noir abattu par un policier.

Outre les trois policiers tués, trois ont été blessés, dont l'un se trouve dans un état critique, ont précisé dimanche après-midi les responsables policiers.

Selon le récit du colonel Edmonson, les riverains d'une station de lavage de voiture ont téléphoné à la police en début de matinée dimanche pour les prévenir qu'un homme armé d'une arme longue et vêtu de noir se trouvait dans les parages. Des coups de feu ont éclaté très vite après l'arrivée des premiers policiers sur place, a expliqué le colonel Edmonson.

Assassiner des policiers

La vidéo amateur des derniers instants d'Alton Sterling, amplement relayée sur internet, a provoqué une vague d'indignation qui s'est amplifiée le lendemain quand un autre Noir, Philando Castile, a lui aussi été tué par un policier, cette fois dans le Minnesota (nord).

C'est au cours d'une des nombreuses manifestations pour dénoncer les violences policières qu'un homme seul a abattu cinq policiers à Dallas le 7 juillet avant d'être tué par les forces de l'ordre.

Micah Johnson, ancien combattant noir américain, avait affirmé vouloir tuer des policiers blancs en réponse à la mort de deux Noirs la même semaine sous les balles des forces de l'ordre.

La semaine dernière, la police de Baton Rouge avait annoncé avoir arrêté trois personnes qui avaient pour projet d'assassiner des policiers.

Dans son message de dimanche, le président Obama a mis en garde contre les dérapages politiques pendant les conventions qui vont désigner cette semaine et la semaine suivante les candidats républicain et démocrate à la Maison Blanche.

"Nous n'avons pas besoin de rhétorique enflammée, nous n'avons pas besoin d'accusations lancées à la légère pour marquer des points politiques", mais plutôt besoin d'"approfondir notre unité et notre compréhension", a-t-il déclaré.

>> À lire sur France 24 : "États-Unis : les groupes extrémistes noirs et blancs galvanisés par les récentes tensions"

Avec AFP

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