UNION AFRICAINE

À Kigali, l'UA demande le déploiement d'une force de protection au Soudan du Sud

Le regain de violences au Soudan du Sud a dominé l'agenda du 27e sommet de l'UA.
Le regain de violences au Soudan du Sud a dominé l'agenda du 27e sommet de l'UA. Cyril Ndegeya, AFP

Le 27e sommet des chefs d'État de l'Union africaine (UA) s'est ouvert dimanche à Kigali avec un appel au déploiement d'une "force régionale de protection" au Soudan du Sud et l’ouverture d’une enquête sur les récentes violences à Juba.

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À Kigali, c’est le sort de Juba qui a préoccupé en premier lieu des chefs d’État de l’Union africaine (UA). Réunis au Rwanda pour le 27e sommet de l’UA, ils ont demandé le déploiement d'une "force régionale de protection" au Soudan du Sud.

Les pays de l'organisation régionale des pays d'Afrique de l'Est (Igad), qui s'étaient réunis avant le sommet, avaient demandé au Conseil de sécurité de l'ONU d'autoriser "le déploiement d'une force régionale de protection", bénéficiant d'un "mandat révisé". Cette force aurait pour objectif de "séparer les parties en conflit [...], protéger les populations civiles et pacifier Juba", la capitale sud-soudanaise, dans le cadre d'un renforcement de la Mission des Nations unies au Soudan du Sud (Minuss).

"L’UA demande également aux Nations unies de modifier le mandat de la Minuss [...]. Cette modification du mandat des casques bleus devrait leur permettre d’être beaucoup plus efficaces et de pouvoir réellement s’interposer en cas de reprise des hostilités", commente Jean-Karim Fall, envoyé spécial de France 24 à Kigali.

Ouverture d’une enquête sur la flambée de violences

L’UA a également réclamé l'ouverture d'une "enquête immédiate" pour déterminer les responsabilités dans le déferlement de violences qui ont frappé Juba du 8 au 11 juillet. Des combats meurtriers avaient opposé les forces du président Salva Kiir et les ex-rebelles du vice-président Riek Machar dans la capitale sud-soudanaise.

"Même si aujourd'hui le calme est revenu à Juba [...), la situation n'en demeure pas moins précaire", a lancé Idriss Déby, le président du Tchad, également président en exercice de l'UA, lors de la cérémonie d'ouverture du sommet. "Je tiens du haut de cette tribune à rappeler au président Salva Kiir et à son vice-président Riek Machar leur responsabilité dans cette tragédie que traverse leur jeune nation", a-t-il ajouté.

Le sommet se poursuit lundi. Les chefs d'État africains devraient se pencher une nouvelle fois sur la crise au Burundi, où ils avaient renoncé lors de leur dernier sommet en janvier à envoyer une force d'interposition de 5 000 hommes.

Avec AFP

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