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Vidéo : des milliers de partisans d'Erdogan célèbrent leur président place Taksim, à Istanbul

Un partisan du président Erdogan, au milieu des drapeaux turcs, place Taksim à Istanbul, mardi 19 juillet.
Un partisan du président Erdogan, au milieu des drapeaux turcs, place Taksim à Istanbul, mardi 19 juillet. Daniel Mihailescu, AFP

Depuis le coup d'État raté du 15 juillet, des milliers de Turcs se mobilisent place Taksim, à Istanbul, pour afficher leur soutien à Erdogan et réclamer le retour de la peine de mort contre l'opposant exilé Gülen, accusé d'avoir fomenté le putsch.

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Longtemps considérée comme un symbole de la contestation, la célèbre place Taksim d'Istanbul est désormais occupée par les partisans du président Recep Tayyip Erdogan. Après la tentative du coup d'État du 15 juillet et à l'appel du président à une résistance populaire, des milliers de ses partisans restaient encore mobilisés dans la rue, mardi 19 juillet.

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"Recep Erdogan ! Recep Erdogan !" scandent, déterminés, les manifestants au milieu d'une marée de drapeaux aux couleurs de la Turquie. Certains sont arrivés drapés d’un linceul. Un symbole fort pour dire qu’ils sont prêts à mourir pour leur président. "Nous nous considérons comme les soldats d'Erdogan. Jusqu'à aujourd'hui, il n'a jamais demandé à la population de descendre dans les rues. Nous allons donc continuer de rester là, jusqu'à ce que notre grand leader Recep Tayyip Erdogan nous demande de nous retirer."

Des slogans en faveur du rétablissement de la peine capitale, abolie il y a 12 ans en Turquie, retentissent sur la célèbre place de la capitale. Les partisans du président souhaitent la voir appliquer au leader de la confrérie Gülen, Fethullah Gülen, accusé d'être derrière ce complot. "Bien sûr que j'aimerais qu'il ait la peine de mort, assure un manifestant. Qu'est-ce qu'on va dire à nos enfants plus tard ? Plus de 200 personnes ont perdu la vie."

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"Nous allons écraser les cerveaux"

"Si Dieu le veut, nous allons écraser les cerveaux et démanteler cette organisation, renchérit une autre. La base qui les soutient n'est pas un problème difficile à régler. Lorsque nous aurons écrasé les têtes, nous nous réveillerons dans un pays immaculé et plein d'espoirs."

De son côté, le prédicateur Fethullah Gülen, adversaire du président turc Recep Tayyip Erdogan, a appelé mardi les États-Unis où il réside à rejeter les demandes d'extradition d'Ankara, qui le considère comme l'instigateur du coup d'État manqué en Turquie.

Le pouvoir du président Erdogan a étendu mardi les purges déjà lancées dans l'armée, la police et la justice à l'enseignement et l'audiovisuel et contre les milieux supposés proches de Gülen. À ce jour, les autorités ont suspendu ou placé en détention provisoire environ 50 000 soldats, policiers, juges, fonctionnaires et enseignants depuis l'échec du putsch, qui a fait au moins 232 morts et 1 400 blessés.
 

 

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