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Turquie : après le putsch manqué, la purge s’étend aux écoles et ONG

Des supporters de football se sont joints à une manifestation organisée samedi 23 juillet 2016 pour fêter l'échec du coup d'État du 15 juillet.
Des supporters de football se sont joints à une manifestation organisée samedi 23 juillet 2016 pour fêter l'échec du coup d'État du 15 juillet. Ozan Kose, AFP

Près de dix jours après le putsch avorté, le président Erdogan a ordonné la fermeture de milliers d'écoles privées, d'organisations caritatives et autres institutions. Un neveu de Fethullah Gülen a été placé en détention provisoire.

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La purge organisée en Turquie à la suite du coup d’État avorté du 15 juillet ne semble plus avoir de limites. Le président Recep Tayip Erdogan a annoncé, samedi 23 juillet, la fermeture de milliers d'écoles privées, d'organisations caritatives et autres institutions, dans le cadre du premier décret depuis l'instauration de l'état d'urgence.

Ce décret ordonne la fermeture de 1 043 écoles privées, 1 229 organisations et fondations caritatives, 19 syndicats, 15 universités et 35 établissements médicaux liés à Fethullah Gülen, désigné comme le chef de file du putsch militaire raté, qui a fait au moins 246 morts. Une accusation que nie le prédicateur exilé aux États-Unis.

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Ankara exige des États-Unis l'extradition de celui qui est devenu l'ennemi public numéro un, promettant que des preuves appuyant cette demande d'extradition seraient envoyées d'ici "une dizaine de jours". Dans un contexte de tension entre Ankara et Washington, le président Barack Obama a prévenu que la question d'une éventuelle remise du septuagénaire serait traitée conformément à la loi américaine.

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Sur le sol turc, les autorités poursuivent la traque des partisans du prédicateur. L’un de ses neveux a déjà été interpellé à Erzurum dans le nord-est du pays et placé en détention provisoire.

La présidence turque a annoncé aussi, samedi soir, l'arrestation de Halis Hanci, présenté comme le bras droit de Gülen. Il serait arrivé en Turquie deux jours avant le coup de force, a indiqué un responsable de la présidence à la presse.

Dissolution de la garde présidentielle

Le Premier ministre turc, Binali Yildirim, a annoncé la dissolution de la garde présidentielle, alors que près de 300 de ses membres ont déjà été arrêtés depuis le 15 juillet. "Il n'y aura plus de garde présidentielle, elle n'a pas de raison d'être, on n'en a pas besoin", a-t-il déclaré à la chaîne A Haber.

Une réorganisation de l’armée est imminente. Une réunion entre Erdogan et le Conseil militaire suprême (YAS, organe présidé par le Premier ministre qui supervise les forces armées) doit se tenir jeudi 28 juillet.

Par ailleurs, le chef du gouvernement a déclaré, samedi, que la Turquie ne comptait pas prolonger l'état d'urgence au-delà d'une période de trois mois, tout en ajoutant qu'elle pourrait le faire si cela s'avèrait nécessaire.

Un rassemblement de soutien à la démocratie doit se tenir dimanche soir sur la place Taksim à Istanbul.

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Avec Reuters et AFP
 

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