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La présidente du Parti démocrate démissionne alors que s’ouvre la convention

Fragilisée par la publication de courriels, Debbie Wasserman Schultz a quitté son poste de présidente du Parti démocrate
Fragilisée par la publication de courriels, Debbie Wasserman Schultz a quitté son poste de présidente du Parti démocrate Gaston De Cardenas, AFP

Alors que s'ouvre à Philadelphie la convention démocrate, qui doit introniser officiellement Hillary Clinton comme candidate pour la Maison Blanche, la présidente du parti, Debbie Wasserman Schultz, a annoncé sa démission.

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C’est un Parti démocrate américain dans la tourmente qui s’apprête à introniser Hillary Clinton comme candidate à la Maison Blanche. À la veille du coup d’envoi de la convention démocrate à Philadelphie, Debbie Wasserman Schultz a annoncé sa démission de la présidence du parti. La raison : sa partialité présumée lors des primaires.

Vendredi 22 juillet, le site Wikileaks a en effet rendu public d'environ 20 000 mails internes de hauts responsables du parti démocrate, qui mettent au jour un parti pris en faveur d'Hillary Clinton, ce que son rival, le sénateur Bernie Sanders, et ses partisans n'avaient cessé de dénoncer.

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Ce dernier, finaliste malheureux des primaires face à l’ancien Première dame, doit s'exprimer lundi 25 juillet, premier jour de la convention. Au cours des derniers mois, le camp Sanders n'avait eu de cesse de réclamer la tête de Debbie Wasserman Schultz. Elle a finalement annoncé sa démission par communiqué dimanche. "La meilleure façon pour moi d'accomplir ces objectifs [élire Hillary Clinton présidente] est de démissionner de mon poste de présidente du parti à la fin de la convention", a-t-elle déclaré.

Quelques heures avant, Sanders avait une nouvelle fois critiqué la partialité du parti dans un processus des primaires qu'il a toujours considéré comme injuste pour un "outsider" comme lui-même. "Le parti a été du côté de Mme Clinton depuis le premier jour", a-t-il déclaré sur NBC. Mais le sénateur du Vermont a choisi de ne pas faire de cette controverse un casus belli. "Mon travail, à ce jour, est de faire battre Donald Trump, et de faire élire Hillary Clinton", a-t-il martelé.

Étoiles montantes et poids lourds

Les démocrates entendaient pourtant profiter de cette convention pour donner l'image d'un parti uni et en ordre de bataille pour l'élection présidentielle de novembre, à la différence de la convention d'investiture républicaine qui a intronisé Donald Trump le 21 juillet.

Malgré la chaleur étouffante, le centre-ville de Philadelphie a été investi dès dimanche par des milliers de manifestants, bien plus nombreux et mieux organisés que les quelques groupes ayant protesté lors de la convention républicaine à Cleveland.

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Les t-shirts et pancartes pro-Sanders étaient omniprésents, et des centaines de partisans irréductibles du perdant des primaires ont défilé bruyamment. Nombreux étaient ceux qui voyaient dans la fuite Wikileaks la validation de leurs soupçons. "Les messages prouvent ce qu'on savait depuis le départ", s'offusque Dora Bouboulis, originaire du Vermont, qui a inscrit à la main sur un écriteau : "Les ténors du parti ont truqué l'élection". Mais dans l'ensemble, les électeurs de Bernie Sanders soutiennent très largement Hillary Clinton, selon les sondages.

Tout ce que le parti démocrate compte d'étoiles montantes et de poids lourds, notamment le président américain Barack Obama et l'ancien président Bill Clinton, s'exprimeront au fil des quatre jours à la tribune de la convention, qui se tiendra dans la salle de hockey et de basket Wells Fargo Center.

Les orateurs vanteront l'expérience et la compétence d'Hillary Clinton, ancienne chef de la diplomatie, et dénonceront le discours de division de Donald Trump. "La semaine prochaine à Philadelphie, nous livrerons une vision très différente de notre pays", avait promis Hillary Clinton, 68 ans, lors d'un meeting samedi à Miami avec son colistier fraîchement nommé, le sénateur de Virginie, Tim Kaine. "Nous construirons des ponts, pas des murs, nous épouserons la diversité qui a fait la grandeur de notre pays".

Avec AFP

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