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Edward Snowden présente un dispositif "antisurveillance" pour iPhone

Edward Snowden acclamé par la foule lors d'une vidéoconférence retransmise en Suède, le 28 juin 2016.
Edward Snowden acclamé par la foule lors d'une vidéoconférence retransmise en Suède, le 28 juin 2016. Mathias Loevgreen Bojesen, AFP

Le lanceur d'alerte Edward Snowden a imaginé, avec l'aide du hacker Andrew "Bunnie" Huang, un dispositif adaptable sur iPhone, capable d'alerter et bloquer le téléphone en cas d’écoute et de vol de données. Explications.

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Exilé en Russie depuis 2013, Edward Snowden pourrait bien devenir le cauchemar des agences de surveillance. Lors d’une conférence du MIT Media Lab, le lanceur d’alerte américain a présenté jeudi 21 juillet avec le hacker Andrew "Bunnie" Huang un projet de coque pour iPhone 6 capable d’échapper à l’espionnage des téléphones. L’objectif des deux hommes – qui ne se sont jamais rencontrés – : lutter contre les gouvernements et leur "arsenal massif" de surveillance.

Actuellement, les smartphones peuvent être traqués et surveillés "même en mode avion", a expliqué Edward Snowden lors de la prestigieuse rencontre du MIT. Mais l’accessoire, baptisé par ses deux inventeurs "introspection engine", pourrait bien faire changer la donne. Le dispositif permettrait de surveiller l’activité électrique du modem, du WiFi, du GPS du téléphone et détecter une utilisation extérieure grâce à un oscilloscope miniature inséré dans la coque. En cas d’espionnage, l’objet émettrait alors une alerte sonore ou désactiverait la batterie.

Des vies épargnées

L’appareil pourrait s’avérer très utile aux activistes, militants associatifs et journalistes, souvent mis sur écoute par les gouvernements : "Un bon journaliste au bon endroit au bon moment peut changer l’histoire, a plaidé l’homme à l’origine du scandale des écoutes de la NSA. Cela fait d’eux des cibles, et beaucoup de leurs outils sont utilisés contre eux".

Les deux créateurs ont en outre démontré l’intérêt de cette coque antisurveillance en citant l’exemple de Marie Colvin, la correspondante américaine tuée en 2012 dans un bombardement à Homs, en Syrie. S’appuyant sur des éléments avancés par les avocats de la famille de la victime, il explique que le régime syrien a repéré la présence de la journaliste grâce aux signaux émis par son téléphone.

Un prototype devrait voir le jour l’année prochaine et être commercialisé dans la foulée si les fonds nécessaires pour le produire sont réunis. Ses deux inventeurs espèrent également pouvoir proposer une coque adaptable à tout type de smartphone.

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