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Attentat de Nice : le dispositif de sécurité "n'était pas sous-dimensionné", selon la police des polices

Conférence de presse de Marie-France Moneger-Guyomarc'h, directrice de l'IGPN, le 27 juillet, à Paris.
Conférence de presse de Marie-France Moneger-Guyomarc'h, directrice de l'IGPN, le 27 juillet, à Paris. Dominique Faget, AFP

L'enquête de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN) a conclu mercredi que le dispositif de sécurité déployé sur la Promenade des Anglais à Nice le soir de l'attentat du 14 juillet "n'était pas sous-dimensionné".

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Voilà qui pourra (peut-être) apaiser les tensions autour du dispositif de sécurité, nées le soir de l'attentat qui a frappé Nice, le 14 juillet. La directrice de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices, a indiqué mercredi 27 juillet dans son rapport que le service d'ordre était correctement dimensionné le soir de l'attaque au camion, sur la Promenade des Anglais.

>> À (re)lire sur France 24 : Attentat de Nice : les failles du dispositif de sécurité

"Pour un événement qui n'était pas exceptionnel [...] sans connaissance de menaces particulières, le service d'ordre n'était pas sous-dimensionné", a expliqué Marie-France Moneger-Guyomarc'h, lors de la présentation du rapport de son organisme. D’après la responsable, les polémiques sur le dispositif mis en place sont le fruit d'une mauvaise compréhension.

"Les 64 policiers nationaux étaient bien sur la promenade des Anglais, je le certifie", a poursuivi la patronne de la "police des polices" en assurant que l'ensemble des points avaient été vérifiés, même si l'IGPN n'avait pas eu accès aux vidéos de surveillance des lieux de l'attaque. Les interlocuteurs de l'IGPN, qui ont livré des informations "en toute transparence, [...] vivent très mal les polémiques, comme des mises en cause injustifiées", a-t-elle poursuivi.

Le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait saisi le 21 juillet IGPN pour une "évaluation technique" des mesures de sécurité à Nice afin de couper court à une polémique sur les moyens mis en œuvre le soir des festivités du 14 juillet.

"Mensonge d’État"

Des familles et des proches de victimes ont déposé plainte contre l'État, la ville de Nice et l'organisation des festivités, dénonçant des manquements à la sécurité sur la promenade des Anglais.

L'ancien maire de Nice Christian Estrosi, président de Provence-Alpes-Côte d'Azur, accuse par ailleurs Bernard Cazeneuve de "mensonge d'État" sur les effectifs policiers présents le soir du drame, au cours duquel 84 personnes ont été tuées.

L'affrontement s'est durci après qu'une policière municipale, responsable du dispositif de vidéosurveillance, eut affirmé dans Le Journal du Dimanche avoir subi des pressions de l'Intérieur pour modifier son rapport sur le déploiement des forces de l'ordre le soir du 14 juillet.

Le ministre de l'Intérieur a porté plainte pour diffamation contre la jeune femme et le parquet de Nice a ouvert mardi une enquête préliminaire pour abus d'autorité à la suite d'un signalement de la fonctionnaire.

Avec Reuters

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