Accéder au contenu principal

Burkina Faso : première visite du président Kaboré chez le voisin ivoirien

Roch Marc Christian Kaboré se rend pour la première fois en Côte d'Ivoire en tant que président du Burkina Faso.
Roch Marc Christian Kaboré se rend pour la première fois en Côte d'Ivoire en tant que président du Burkina Faso. Jacques Demarthon, AFP

Pour la première fois depuis son accession à la présidence burkinabè, Roch Marc Christian Kaboré se rend dans la Côte d'Ivoire voisine pour une visite officielle destinée à sceller le rapprochement entre les deux pays.

Publicité

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, est attendu, jeudi 28 juillet, en Côte d’Ivoire où il ne s’était pas encore rendu depuis son accession au pouvoir fin 2015. Cette visite inédite de deux jours, qui s’inscrit dans le cadre d’un traité d'amitié et de coopération entre les deux pays, est censée mettre fin à plusieurs mois de tensions.

Depuis la chute du président burkinabè Blaise Compaoré, renversé par la rue après 27 ans pouvoir en 2014, plusieurs dossiers ont empoisonné les relations entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, très imbriqués économiquement et démographiquement.

>> À revoir dans le Journal de l'Afrique : "Le chef de la diplomatie burkinabè se félicite du réchauffement des relations avec la Côte d'Ivoire"

Ancien fidèle soutien du président ivoirien Alassane Ouattara lors de la crise ivoirienne, Blaise Compaoré vit désormais en exil à Abidjan, alors que la justice burkinabè a lancé un mandat d'arrêt contre lui pour l'entendre sur la mort de l'ancien chef d'État Thomas Sankara.

Autre affaire qui plombait les relations : l'enregistrement d'une conversation téléphonique supposée entre Djibrill Bassolé, ex-ministre des Affaires étrangères du Burkina, et Guillaume Soro, ancien chef de la rébellion ivoirienne et actuel président de l'Assemblée nationale. Dans cette conversation, sur laquelle enquête la justice burkinabè, les deux interlocuteurs parlaient en des termes favorables du putsch de septembre 2015 au Burkina Faso, mené par l'ancienne garde prétorienne de Blaise Compaoré, le Régiment de sécurité présidentielle (RSP).

"Nous avons réussi à surmonter ces problèmes", affirmait avant la visite présidentielle le ministre burkinabé des Affaires étrangères, Alpha Barry, indiquant que des rencontres régulières entre les deux présidents ont déjà eu lieu en marge des sommets.

Avec AFP
 

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.