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Syrie : une ville à majorité kurde frappée par un attentat meurtrier de l'EI

Au moins 44 personnes ont péri dans un attentat perpétré, mercredi 27 juillet, à Qamichli.
Au moins 44 personnes ont péri dans un attentat perpétré, mercredi 27 juillet, à Qamichli. Delil Souleiman, AFP

Deux explosions provoquées par un kamikaze ciblant les forces kurdes ont fait au moins 44 morts et quelque 140 blessés dans le nord-est de la Syrie, près de la frontière turque. Le groupe État islamique a revendiqué l'attaque.

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L'organisation État islamique (EI) a revendiqué l'attentat visant les forces kurdes mercredi 27 juillet dans un secteur de la ville de Qamichli, dans le nord-est de la Syrie, non loin de la frontière turque. Les deux explosions provoquées par un kamikaze ont fait au moins 44  morts et 140 blessés.

>> À lire sur France 24  : "Des factions kurdes de Syrie annoncent une région fédérale dans le Nord"

Selon un correspondant de l'AFP citant une source des forces de sécurité kurdes (Assayech), "il s'agit du plus gros attentat jamais perpétré dans la ville" de Qamichli. Il a fait état de dégâts très importants et de corps ensevelis sous les décombres. Selon la même source, l'attentat a été mené par un kamikaze qui s'est fait exploser à bord d'un gros camion près d'un point de contrôle proche des administrations de la "zone autonome" kurde dans la ville, dont l'organisme chargé des affaires de Défense.

Un attentat, deux explosions

Selon la télévision nationale syrienne, le gouverneur de la province de Hassaké, où se trouve Qamichli, a lancé à la population un appel aux dons de sang "pour les victimes (...) dans les hôpitaux publics et privés".

Les premières informations avaient fait état d'un double attentat mais selon des sources dans Qamichli et selon l'OSDH, l'explosion du camion a en fait provoqué une autre déflagration, causée par un réservoir de gaz. Les victimes sont des civils et des membres des forces kurdes, a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire, Rami Abdel Rahmane.

La majorité de la province de Hassaké est contrôlée par les forces kurdes qui y ont établi une "administration autonome". Les forces gouvernementales syriennes contrôlent l'aéroport et certains quartiers de Qamichli. Le reste de la province est aux mains des Unités de protection du peuple kurde (YPG, principale force militaire kurde), qui ont annoncé en mars la création d'une zone "autonome" dans le nord-est syrien.

Avec AFP
 

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