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Vidéo : en Turquie, un cimetière spécial pour les "traîtres" putschistes

Un simple panneau signale "le cimetière des traîtres".
Un simple panneau signale "le cimetière des traîtres". Ozan Koze, AFP

Une vingtaine de mutins tués lors de la tentative de coup d'État ratée contre Recep Tayyip Erdogan doivent être inhumés dans un "cimetière des traîtres" en banlieue d'Istanbul. Aucun service religieux ne sera organisé pour eux.

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"Cimetière des traîtres". Sur un panneau noir planté dans la terre, l’inscription annonce la couleur : c’est près d'un chantier à Pendik, dans la banlieue d'Istanbul que doivent être inhumés 24 mutins du coup d'État raté du 15 juillet.

La décision d’enterrer les putschistes dans un cimetière à part a été prise par les autorités turques. L'idée a été lancée lors d'un conseil municipal, a indiqué à des médias le maire d'Istanbul, Kadir Topbas. "Ceux qui ont trahi leur nation ne doivent jamais reposer en paix, même pas dans leur tombe", a-t-il expliqué.

Un premier putschiste a été inhumé

Le corps du premier putschiste a été inhumé par les services de la mairie. Sa famille avait refusé de s'occuper de l'enterrement. Seul un monticule de terre signale sa tombe. "Le corps a été transporté ici en ambulance. Une poignée de gens l'ont mis en terre et puis tout était fini", a raconté un témoin à l'AFP.

Une absence de funérailles justifié par le directorat des Affaires religieuses, Diyanet, qui avait fait savoir après le coup d'État manqué qu'aucun service religieux ne serait organisé pour les mutins décédés. Pour avoir "piétiné les lois d'un pays entier", ils ne méritent pas de prière de rédemption de la part de leurs frères musulmans", a déclaré l'organisme religieux.

Le Diyanet a toutefois fait une exception pour les soldats et membres des forces de sécurité forcés par leurs supérieurs à prendre part à la tentative de renversement du pouvoir.

Trois autres fosses ont été creusées à proximité de la première tombe. Le cimetière n'est pas ouvert au public et les médias qui veulent le visiter sont escortés par un responsable de sécurité.

Avec AFP

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