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INTERNET

Le mystérieux Nu Dot Co vient de battre Google pour s'acheter l'extension .web

Le .WEB devient le nom de domaine le plus cher de l'histoire.
Le .WEB devient le nom de domaine le plus cher de l'histoire. Flickr

Face à des géants comme Google, Nu Dot Co, soupçonnée d'être une société écran d'un grand acteur du secteur, a remporté vendredi l'enchère pour exploiter le nom de domaine .web, adjugé à 135 millions de dollars. Un record pour une extension internet.

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Le .web va-t-il devenir le prochain .com ? La mystérieuse société Nu Dot Co semble le croire : elle a offert la somme record de 135 millions de dollars à l'Icann (l'organisme qui gère les noms de domaine) pour remporter l'enchère afin de pouvoir exploiter commercialement le .web, vendredi 29 juillet.

Nu Dot Co a proposé davantage que des mastodontes comme Google, le géant allemand de l'Internet United Internet ou alors le spécialiste américain des services internet Web.com.

Trois fois plus que le précédent record

Ces enchères ont pulvérisé le record du prix payé pour une extension internet, détenu jusqu'à présent par le spécialiste des noms de domaine GMO Registry, qui a payé 41,5 millions de dollars pour obtenir les droits sur le .shop.

Cet achat permettra à Nu Dot Co de tirer tous les bénéfices d'une exploitation commerciale du .web. En clair, il pourra vendre et louer le droit d'avoir une adresse internet en .web.

D'où la féroce bataille pour l'acquisition de la nouvelle extension. "Chacun cherche le prochain .com et le .web est un bon candidat", explique le site spécialisé dans l'hébergement internet The Whir. Les avantages du .web : le terme est connu de tous, court et facile à mémoriser. "Un nouveau site cherchera toujours en premier à disposer d'un .com, mais le .web a le potentiel d'être le deuxième sur sa liste des priorités", assure Mark Medina, directeur des noms de domaine pour la société d'hebergement DreamHost, interrogé par The Whir.

Nu Dot Co, vous avez dit Nu Dot Co ?

Reste que l'affaire a failli ne pas se conclure. Plusieurs concurrents de Nu Dot Co ont protesté devant les tribunaux californiens contre l'offre de cette mystérieuse société qui est capable de mettre 135 millions de dollars sur la table. Leur soupçon : qu'un autre grand acteur du Web finance en sous main cette entreprise pour ensuite récupérer le .web à un prix d'ami. Les juges ont rejeté le recours la semaine dernière.

Plusieurs observateurs soupçonnent le géant américain Verisign (qui gère déjà le .com et le .net) d'être derrière le gagnant de l'enchère. Dans leur dernier rapport financier, ce groupe américain a, ainsi, précisé avoir pris un "engagement de 130 millions de dollars pour la gestion futur de droits contractuels" qui pourrait couvrir la quasi totalité de la somme mise sur la table par Nu Dot Co. Verisign n'a pas commenté ces rumeurs.

Ce ne serait pas la première fois qu'un groupe établi s'appuie sur une autre société moins connue pour participer aux enchères de l'Icann pour les nouveaux noms de domaine. WordPress avait fait de même pour obtenir l'extension .blog en mai 2016. "Restez anonyme nous a permis d'avoir un élément de surprise et ne pas éveiller la méfiance d'éventuels concurrents", avait reconnu Matt Mullenweg, le PDG d'Automattic, le groupe qui gère la célèbre plateforme de blogs WordPress.

Le processus pour l'attribution des nouvelles extensions internet a commencé en 2012. L'Icann a, jusqu'à présent, obtenu 230 millions de dollars en vendant les droits pour 16 suffixes, comme le .buy (acheté par Amazon pour 4,5 millions de dollars), le .hotels (pour lequel Booking.com a payé 2,2 millions de dollars) ou encore le .app (obtenu par Google pour 25 millions de dollars).

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