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Le Parlement tunisien retire sa confiance au gouvernement de Habib Essid

Le Premier ministre tunisien Habib Essid, le 30 juillet 2016 au Parlement à Tunis.
Le Premier ministre tunisien Habib Essid, le 30 juillet 2016 au Parlement à Tunis. Fethi Belaïd, AFP

Comme attendu, les députés tunisiens ont retiré samedi leur confiance au gouvernement de Habib Essid, au pouvoir depuis un an et demi. En mai, le président Essebsi avait exprimé son souhait de voir un cabinet d'union national diriger la Tunisie.

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L'issue du vote ne faisait pas vraiment de doute. À une écrasante majorité, le Parlement tunisien a retiré samedi 30 juillet au soir sa confiance au gouvernement de Habib Essid, sous pression depuis que le président Béji Caïd Essebsi a dit souhaiter un cabinet d'union nationale il y a deux mois.

Les députés ont majoritairement désavoué le gouvernement, 118 votant contre, 3 pour et 27 s'abstenant.

Le parti islamiste Ennahda, première formation représentée au Parlement, et le parti laïque Nidaa Tounes du chef de l'État avaient prévenu qu'ils voteraient en faveur de la censure du gouvernement de Habib Essid.

Le départ de Habib Essid, un indépendant de 67 ans dont le passage au gouvernement a été mouvementé, fait craindre une nouvelle période d'incertitudes en Tunisie. Si le pays a réussi sa transition politique après la révolution de 2011, son économie est en crise et il a été visé par plusieurs attaques jihadistes sanglantes.

Samedi, si plusieurs députés ont salué l'"intégrité" de Habib Essid, ils ont aussi critiqué son bilan. Habib Essedi prônait l'accélération de la libéralisation et la diminution des dépenses afin de raviver l'économie du pays.

Un élu de Nidaa Tounès, Abdelaziz Kotti, a ainsi évoqué "une grande crise économique [...] et un gouvernement incapable de trouver des solutions et de donner de l'espoir aux Tunisiens".

"Le temps est venu d'un changement [...]. Le rendement [du gouvernement] est encore trop faible", a renchéri l'ex-Premier ministre Ali Larayedh, d'Ennahda.

Le gouvernement est désormais considéré comme démissionnaire et le président doit engager des consultations dans un délai de 10 jours pour charger la "personnalité la plus apte" de former un nouveau cabinet.

Les conjectures vont bon train sur le fait de savoir qui sera le successeur de Habib Essid, mais aucun nom ne se détache pour l'instant.

Avec AFP

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